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Littérature littérature... Ô toi mon amour détestable.

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Je m'appelle Kurayami Eishi et je suis un ninja.


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♠ Le Psychopathe aux Cumulus Sanglants ♠




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MessageSujet: Littérature littérature... Ô toi mon amour détestable.   Sam 18 Juin - 23:26

♠ Reborn's Poker ♠

~

Si seulement je n'avais pas fait l'erreur de venir creuser mon sépulcre dans ce sous sol sombre et glauque... Jamais auparavant j'avais commis une tel aberration, mon esprit autrefois puissant avait toujours sut réprimer les élans dévastateurs et auto-destructeurs de mon coeur dysfonctionnel. Rien de toute cette mascarade sanglante, cette hécatombe, ne serait arrivée si j'avais réfléchi, si j'avais agi avec discernement... Mais à présent il était trop tard. L'ombre du sicaire pointait déjà en direction de mon âme sinoque son arme meurtrière et les flammes ardentes jaillirent du canon funeste pour m'abattre. Je vois ce projectile assassin s'approcher avec une lenteur irréelle, mon esprit fonctionne à une rapidité démentielle, mais mon corps ne peut le suivre, et ainsi je vois mon impuissance face à la mort, me rappelant de cette journée funèbre...

Ce jour-ci, il était prévu que je participe à une partie de poker avec plusieurs personnes influentes. J'étais entré il y a peu dans ce milieux corrompu, le milieu mafieux, moi un tout jeune homme de loi. Ne croyez surtout pas que c'était pour une affaire ou une quelconque idée de la sorte, l'unique raison pour laquelle je m'étais engouffré dans ces ténèbres était que ma vie m'ennuyait. J'avais toujours désiré une vie palpitante et pleine de péripéties interminables, mon cœur guettait les faiblesses de mon intellect pour m'entrainer dans une de ses aventures auxquelles il aspirait tant. Mais ma raison avait toujours été plus adroite. Du moins, jusqu'à peu. À peine avais-je intégré le milieux juridique que déjà il me lassait. Je ne saurais l'expliquer si ce n'est que la droiture absolue des tribunaux m'ennuyait profondément. J'avais donc pris contact avec des gens appartenant à ce milieu, cette organisation dissimulée dans les abysses noires, pour pénétrer dans l'antichambre de ce qui apporterait ma perte, ma chute. C'était ma dégénérescence. Ce jour-là, c'était avec deux parrains de quartier et leur bras droit que je devais disputer une partie de carte. J'arrivais devant la porte, un homme grand et épais, une balafre et des cernes appuyant son regard froid et intimidant, ouvrit la porte en métal grisâtre qui paraissait, quelques secondes plus tôt, invisible derrière cette masse de muscle. Je m'enfonçais dans les escaliers, descendant vers mon cénotaphe. J'entrai dans la salle où régnait fumée de cigare et alcool, l'atmosphère déjà alourdie par une pesante incertitude quand à la fin de cette soirée et une méfiance intarissable émanant de toute les personnes présentes. Une brève salutation, j'ôtai mon haut de costume, le déposant sur la chaise où je m'assis, et la partie débuta. Il y avait du jeu, c'était le moins qu'on puisse dire. Ils jouaient vite, ils jouaient bien. Leurs yeux ne reflétaient qu'une profonde envie de victoire. Mais j'étais avocat. Un homme de mensonge et de tromperie. Quelqu'un m'as un jour dit que même un coupable pourrait croire son avocat défendant son innocence si l'homme juridique était doué. Ce fut ainsi que leur frustration grandit peu à peu, devant mes bluffs parfaits et une chance que je trouvait moi même incroyable. J'avais en main une paire d'As, le trèfle, annonçant le triomphe et le pique, présageant stabilité et chance. J'abaissais mon haut de forme noir rayé d'une bande orangé sur mes yeux, un léger sourire abritant mes lèvres. Aux trois tours précédents, ce geste signifiait mon bluff et je vis mes adversaire sourire légèrement, croyant m'avoir percé à jour. Je changeais constamment de bluff pour tromper mes vis à vis. Le flop fut déposé sur le tapis, deux dames, cœur et trèfle et un sept de pique. Je misais, on me suivait. L'un d'eux relança, son regard louchant sur les deux demoiselles présentes dans le flop. Monsieur avait donc un brelan de dame. J'aurais pu me coucher, mais mon cœur, une fois de plus, eut raison de mon esprit et je continuai, espérant voir venir l'As de la victoire, sans savoir que plus la partie avançait, plus j'entrais profondément dans mon cénotaphe. Le turn n'amena rien d'intéressant, un misérable deux de carreau. Je commençais à perdre confiance intérieurement sur la possibilité de sortir un dernier As, mais je n'abandonai pas, regardant le parrain au brelan et son rictus victorieux, et je mis tapis. Les autres se couchèrent, mais le parrain me suivit. Le dealer mit un temps incroyable à sortir la river, un instant interminable durant lequel, voyant toute les mises sur le tapis, je priais pour voir sortir l'As qui m'offrirait la victoire. Mais je ne fus pas récompensé pour mes prière... C'est à mon grand damn qu'il dévoila une ultime dame, qui offrait au parrain boudiné un carré de reine sublime. Puis, avec un sourire, je dirigeai mon regard vers l'horloge accrochée au mur indiquant 15h59 puis vers la porte en ferraille, avant de revenir au jeu. Il gagna, sautant de joie devant l'argent amassé. Soudain, plus rapide que la foudre de Zeus, un homme ouvrit d'un coup de pied puissant le rectangle de métal, dégainant une arme silencieuse. Seules les munitions fusant l'air s'entendaient et comme bruit de fond les cris paniqués des mafieux. Le sang était expulsé de leur corps corrompus après les passages rapides des multiples projectiles leur perforant la peau et les organes. Je regardais la scène, spectateur, les balles m'esquivant, jusqu'au moment où se fut à mon tour. Tous n'étaient plus que cadavres...

La balle se logea da mon épaule et mon sang coula sur le sol dans un gémissement de douleur. Puis le sicaire pointa son canon en direction de mon front, alors que mon sourire grandissait lentement. Mon pied vint violemment briser son tibia fragile alors qu'il hurlait de douleur. Alors c'était ça les tueurs à gage ? Vraiment pitoyable... Ma main pris son poignet armé et lui fit faire un douloureux 180° tandis que mon genoux venait se loger dans son ventre. L'arme était en ma possession et lui était à genoux face à son bourreau. Je mis fin à ses jours, la balle traversant sinistrement son crane pour faire expulser de l'arrière de sa tête des débris cérébrales. Je soupirais devant les corps gisant sur le sol, appuyant ma main sur mon épaule ensanglantée. Je déchira la chemise du pseudo-tueur à gage pour me faire un garrot convenable avant de sortir mon paquet de cigarette. J'en pris une et la plaçai entre mes lèvres puis je l'allumai. Après plusieurs inspirations-expirations, je re-sortis l'arme puis je vidai le chargeur dans les dents de l'assassin. Une fois que sa dentition fut mis en presque poussière je vins chercher dans la poche de son manteau une enveloppe. Dans celle ci se trouvait une lettre, ou plutôt, un ordre d'exécution.

Anonyme a écrit:
C'est encore moi. Je te demande aujourd'hui de t'introduire dans un sous sol où se déroule une partie de poker entre plusieurs personnes, à 16h00. Tue les tous. Mais attention, il y aura un ordre dans lequel tu devras les abattre, fais y très attention. Le premier à mourir sera le plus béat, celui qui possédera de son côté le plus d'argent, le gagnant de la partie donc. Ensuite tu devras tuer tout les autres à part le perdant, tu le reconnaitra surement au manque d'argent de son côté. Lui, tu devras avant tout lui tirer une balle dans l'épaule puis une dernière dans la tête. Prends ton temps, les perdants doivent souffrir. Ci-joint tu auras une carte désignant l'endroit précis où tu dois aller et l'argent pour cette mission. Merci à toi.

Je souris en reconnaissant mon écriture sur ce message. Ceci était un plan que je planifiais depuis déjà quelque temps. Ce tueur auquel j'avais demandé plusieurs services, qui n'avait jamais vu mon visage et dont j'étais entrain de nettoyer le cadavre en essuyant son sang servait à présent de corps pour faire croire à ma mort. Raison pour laquelle j'avais détruit sa dentition. Je vins à la table et mis dans une mallette tout l'argent qui s'y trouvait, soit environ 2 millions de dollars. Je pris un petit baril d'essence que je déversai uniquement et en petite quantité sur les corps inertes. Le sang était très important pour la reconnaissance, et c'était pour cela que je n'avais nettoyé que celui de mon assassin, car lui ne faisait pas parti de la scène officiellement. Je mis feu aux corps, détruisant toutes chances de reconnaissance autre que le sang où la dentition, puis j'ouvrai la porte en métal, abaissant une nouvelle fois mon chapeau en souriant, cigarette en bouche puis je sortis de la salle sombre, remontant les escaliers vers la lumière. Je sortis de ma poche mes deux As et de ma manche les deux As manquant à ma victoire, que j'avais ôté du paquet de carte furtivement pour perdre la partie. Tout s'était déroulé selon ce que j'avais prévu. Le carré d'as en main, je ris lentement, expirant un filet grisâtre et opaque. Puis, entamant ma marche vers une nouvelle existence, je jetai en l'air ma main gagnante, les quatre As virevoltant dans les airs... Finalement, je l'avais gagné cette partie de Poker.


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Jounin de Kumo



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MessageSujet: Re: Littérature littérature... Ô toi mon amour détestable.   Sam 25 Juin - 18:57

Ça fait un peu trop "kikoo-manga" à cause du personnage principal qui a l'air de posséder le donc de prescience. Mais bon, ça reste bien écrit.

Sinon, ce serait peut être mieux d'ouvrir une section en dehors du flood pour ce genre de texte. C'est un peu dommage que cela se perde dans la masse au milieu de sujets sur tout et (surtout) n'importe quoi.
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Littérature littérature... Ô toi mon amour détestable.

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