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Fuyuzora Meian

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Je m'appelle Fuyuzora Meian et je suis un ninja.


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Messages : 1
Date d'inscription : 21/07/2011



Fiche du Shinobi
Ryos: 410


MessageSujet: Fuyuzora Meian   Ven 22 Juil - 2:22

Meian – L’héritière
      I n f o r m a t i o n s . n é c e s s a i r e s
      — N0M : Fuyuzora
      — PRÉN0M(S) : Meian
      — SEXE :
      — ÂGE : 18 ans
      — Nindo : « Vivre est un acte d’égoïsme, survivre, un acte d’humanité »
      — VILLAGE DÉSIRÉ : Déserteur de Kiri
      — GRADE VOULU : Jônin
      — AUTRE / PARTICULARITÉ :

Description physique
      I n f o r m a t i o n s . n é c e s s a i r e s
      — DESCRIPTION PHYSIQUE : Jeune femme élancée, d'un mètre 65 environs, pas très grande donc mais assez fine pour faire croire à sa grandeur. Elle se tient tout en beauté dans ce corps charnel et sensuel. Ses formes sont féminines et adaptées pour son âge, à l’exception peut-être de ses membres relativement longs et fin. A première vue donc, elle est svelte et limite faiblarde. Elle porte sur son corps la neutralité et l'insensibilité de ses pensées. Notemment dans son regard, implacable et profond. Ses prunelles dorées qui font penser à un puit sans fond, menant simplement au néant et à la cacophonie de la peur. Ce regard percant bordé de cils souvent sans expression, d'un nez droit et d'une bouche pincée et fine. Le menton comme aiguisé, les traits dur, Meian est perceptible comme intouchable, sans possibilité de l'atteindre. Son teint opalin aussi demeure un de ses atouts charmeurs. Elle aurait l'allure d'une geisha habillée comme tel. Mais elle porte à son habitude une tenue quelque peu dénudées, qui mêle broderies et tissus souples au niveau de la poitrine jusqu'aux hanches. Elle porte ensuite un simple pantalon noir, léger, pratique pour le combat. La moitié de son corps est souvent recouverte de bandages au niveau du bras gauche jusqu'à sa jambe gauche. Cela accentue son aspect guerrière qui se voit automatiquement aussi dans son allure désinvolte. La seule touche quelque peu "paisible" qui demeure dans sa physionomie est la délicate fleur blanche attachée dans ses cheveux de la même couleur. Cheveux qu'elle natte en arrière, laissant tomber les tresses le long de son dos nu.

      On pourrait en quelque sorte la comparer à quelque chose d'intouchable. Elle n'est pas spécialement exquise mais son physique donne l'impression du paranormal, de l'impossible. Déjà son attirance pour le blanc, sa teinte, ses cheveux, réveillent en l'oeil une illusion peu commune, surprenante.

Description Mentale
      I n f o r m a t i o n s . n é c e s s a i r e s
      — DESCRIPTION MENTALE : De nature stoïque, désintéressée des autres, ou du moins en apparence. Meian est une désillusionnée du monde et ses réflexion sont portées sur l'idée d'échappement, de renouveau et de paix. Elle vendrait corps et âme pour parvenir à ses fin et n'estime être qu'une poussière parmi ce monde furieux. Elle croit l'humain fou, dénué de tous sentiment. Elle ne songe pas à un avenir lointain, car mettre sa vie en jeu est pour elle quotidien. Son mental durcit par l'âge et les épreuves peut troubler les plus fort. Notamment lorsqu'elle expose sa psychologie bien personnelle. Ses idéaux suivent ceux des révolutionnaires, certains de ces camarades déserteurs. Méconnue de tous, elle cache son identité d'héritière noble pour se lancer avec fougue dans la masse d'une guerre sordide. Elle est difficile à contrôle et son tempérament fugace est indomptable. Cependant, elle reste une personne relativement chaleureuse avec les personnes qu'elle juge inoffensives. Ceux qui ne sont pas à craindre sont pour elle un soulagement puisqu'elle peut alors stopper ses mutineries et autres actes farouches. Assassine, elle est quelqu'un de difficilement approchable, à partir du monde ou l'on peut devenir son adversaire. Elle a apprit avec l'âge à mettre de côté tout préjugés et sentiments pour percer. Les seules personnes qu'elle respecte sont celles qui se battent avec vélocité pour leurs idéaux, et donc, pas forcément celles qui sont de son côté...

      Meian reste quand même un personnage atypique de la femme qui a perdu ses illusions. Des espoirs, elle en avait, mais avec le temps, elle a su y renoncer. Sa conclusion est donc simple, que les espoirs ne font avancer que les ânes, qu’il faut se résigner à penser autrement, à voir les choses moins aveuglément, pour porter un jugement plus juste. Elle nourrit donc sa force uniquement par un courage grandissant. Resonger aux bons moments passés, soudains, l’aide à se rappeler qu’elle ne doit pas vivre, mais survivre. L’égoïsme et l’égocentrisme sont ses pires ennemis. Elle considère la vie comme un simple passage ou il y a un zénith (qu’elle aurait déjà vécu selon elle), et qu’après le temps reprendrait tout ce qu’il a prit, bonheur, peine, joie.

My story
      I n f o r m a t i o n s . n é c e s s a i r e s
      — HISTOIRE :


      Les Fuyuzora, emblème de noblesse et de prospérité. Leur nom seul fait vriller les étincelles de passion dans les yeux du peuple. L’élégance innée des membres illumine des idéaux propres, la paix, l’union et l’esprit. La force de leur clan gouverna des années durant l’empire qu’ils avaient vaillamment bâti. Pas très grand cependant, mais fidèle. On les surnommait les « griffes d’Eden ». Des sabreurs, fiers et droits. Leurs épées réunies pendant les temps de troubles avaient su faire valser les barbares en un clin d’œil. L’ordre fut installé et les injustices balayées.

      Les Fuyuzora étaient des guerriers, leur force venait de leur maitrise de soi. Leur art permit leurs victoires consécutives dans les guerres entre clan. Malgré leur sous-nombre, ils terminaient victorieux et grandit. Leur volonté de réunifier les terres ventées des plaines centres réussit finalement. Alors que leur puissance militaire était décuplée par leurs fidèles qui se faisaient de plus en plus nombreux. Le clan décida de stopper leur avancée. Pour eux, rien ne valait de conquérir un territoire trop vaste pour le voir ensuite s’ébranler pour non contrôle. Ils se focalisèrent donc sur le maintient d’un ordre et d’une justice totale sur leur domaine. Ce fut à nouveau une réussite. Le respect s’installa et la vie devint sereine pour une décennie toute entière. Mais la paix ne peut durer. Et ce qui devait arriver arriva. Les Fuyuzora, qui avaient négligé les relations extérieures, n’avaient pas pris conscience d’une nouvelle forme de puissance qui s’était crée dans le reste du monde. Les samouraïs et guerriers étaient devenu obsolètes. L’ère ninja apparut. Et sans l’ombre d’un doute, s’empara de la confiance du monde.

      Le clan, face à cette nouvelle adversité, lutta avec rage et bravoure, mais leurs niveaux étaient incomparables. Vivre en autarcie trop longtemps avait voilé la réalité, qui fut cruelle pour le clan. Les ninjas étaient plus fort, plus nombreux, on n’égalait pas leurs techniques. Ceux-ci avaient eut le temps de grandir et de s’épanouir pendant de longues années, mettre au point des coups infaillibles, mortels. Se servant de la nature comme une épée de Damoclès, ils ravagèrent le territoire prospère en moins d’une semaine, avant d’arriver au centre même de la province, le lieu ou la famille résidait en grand nombre.


      Un cadre naturel simpliste. Une maison de bois et de feuille de papier, un léger lac au centre du jardin commun. Les arbres qui poussaient ça et là. Le vent qui froisse les feuilles rafraichies du soleil levant. Le bruit de l’eau qui glisse entre les pierres lisses et noires. Deux silhouettes qui se dessinent debout sur le parvis de chêne. Les deux se tiennent la main. Ils ont compris. Ils regardent ensemble s’éloigner le cheval d’un blanc opalin qui emmène une enfant qui criait sa douleur par les larmes. L’adieu fut difficile. Meian disparu derrière un talus de buissons, ses yeux dorés crachant des larmes lourdes, amères.

      La demeure des Fuyuzora fut ravagée. Le feu et le sang ne firent plus qu’un. Les ombres dansantes des ennemis disparurent aussi rapidement qu’elles étaient venues. Les crépitements de la braise dura jusqu’au lendemain. Les cendres se répandirent sur le village entier. Plus un bruit.


      L’enfant rescapé, Meian, fut envoyée de justesse dans une des familles du peuple voisin, qui avait apprit à vivre parmi les embuscades et la trahison. On ne soupçonna jamais la jeune fille d’être l’héritière du clan noble. Seule la fille et sa famille adoptive étaient au courant, et ils garderaient le secret. Ce secret si lourd, ce mensonge, qui rongea Meian pendant son enfance. Tant de questions sans réponses qui se posaient dans son esprit. Pourquoi ? Comment ? Quel était le but de ces affronts ? Qui étaient ces personnes que l’ont ne voyait pas et qui étaient aidées des cieux pour se battre ? Comment pouvait-on leur faire confiance ?

      Une enfance cachée de tous. Une enfant ignorée. Meian était curieuse et révoltée. Ses idées devenaient incertaines et noires. Elle songeait à la vengeance, au refus d’appartenir à ce monde. Elle voulait quelque chose de meilleur, une nouvelle chance. Pouvoir tout recommencer. Rapidement elle devint comme sauvage, impulsive, colérique et incontrôlable. Sa famille décida de prendre des distances, par crainte. Délaissée de tous, Meian songea encore plus à la revanche.

      Un beau matin, elle fugua, lasse de sa vie antérieure. Elle arpenta désespérément les chemins sinueux des villages alentours, sans aucun soutient, sans aucune aide ni compassion. Elle fut aiguillée sur le chemin d’une grande nation. Kiri, village caché de la brume. On y racontait des histoires effrayantes, adéquat à l’ambiance générale du village. Le brouillard reflétait les idées floues des dirigeants.

      Meian fut recrutée dès son arrivée dans l’académie qui lui semblait si macabre. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui lui arrivait. Tout se précipitait, dans sa tête, dans son monde. Les académiciens semblaient si dénudés de sentiments, les instructeurs encore plus. Et surtout, leurs yeux divaguaient sans réelle convictions. Ces gens là regardaient sans regarder. Leur esprit était-il anéanti ? Meian ne parvenait à s’intégrer à cette atmosphère. Elle perfectionna donc cet art nouveau qu’était le ninjutsu. Elle ne se rendit pas compte que son corps semblait être né pour pratiquer cet art. Un génie, entre autre. Ses capacités, ses efforts, tout ne formaient qu’un pour créer chez Meian des réserves intrigantes de potentiel. Elle fut remarquée et, sans qu’on lui expliqua au préalable les règles, inscrite à l’examen Genin.


      Le ciel bas semblait presque toucher le sol. L’air emplit d’humidité venait caresser le visage soyeux de la jeune Fuyuzora. Elle était habillée d’un simple uniforme blanc nacré. Elle brillait comme un ange qui ne se trouvait pas au bon endroit. On lui laissa un kunai glacé dans les mains, seules. Le départ fut donné. Ses prunelles dorées observèrent alors ses ex camarades de classes s’égorger et s’entretuer entre eux. Ses pupilles se dilatèrent d’effroi. Fuir ? Elle ne pouvait pas. Encaisser ? Inimaginable. Rentrer dans les rangs ? Avait-elle seulement le choix.

      Durant cette cruelle matinée. Plusieurs enfants perdirent la vie sous le kunai de Meian. Elle attendait seulement qu’ils se jettent sur elle pour enfoncer la lame profondément dans la chair novice de ceux-ci.

      La désillusion. La véritable voie du ninja, qui mêle la bassesse au sang.


      Les années ne renforcèrent pas la frustration de Meian, elles la décuplèrent. La kunoichi disparaissait chaque jour un peu plus. Ses sentiments étaient ébranlés, son humanité transgressée. Le temps renforçait ses idées d’accomplissement. On parlait sans arrêt d’une guerre qui ne venait pas. On espionnait ses meilleurs amis. On se méfiait de la vie même. Pourquoi vivre alors ?

      Des actes tous plus machiavéliques que les autres s’enchaînèrent et transformèrent la fille en une femme meurtrière, redoutable. Mais sa motivation se perdait dans des espoirs nouveaux, des volontés différentes de celle d’un village. Elle ne s’entendait plus avec le reste de sa communauté. Elle s’étouffait, Kiri devenait un fardeau pour elle.


      Un jour ou elle s’était échappée de ce village qui la réclamait tant pour des missions futiles, elle décida de s’aventurer dans les plaines qui lui étaient familières. Son instinct la mena à lui seul sur les ruines de son village passé. Les décombres n’avaient pas bougé. Les charbons et les cendres avaient juste laissé leur place à un sol noircit, assombrit par les années. Tout à coup, un rire masculin tinta dans le vide.

      Meian plissa les yeux sur cet homme qui venait d’apparaitre devant elle. Son visage était caché par une toge plissée. Seul son sourire narquois était visible. Son rictus n’était ni mauvais ni affectif, il était simplement intriguant. Incompréhensiblement, Meian savait qu’elle était démasquée, comme mise à nue, mais qu’elle n’en était pas pour le moins rejetée. Au contraire, l’homme tendit un bras et prononça de sa voix courroucée des mots qui envoutèrent la femme :

      « Rejoins-moi, une bonne fois pour toutes »

      La volonté d’indépendance de Meian fut libérée. Et à ces mots elle céda. Acquiesçant, elle rejoignit le groupuscule des déserteurs, avec seulement une voix pour guide. Cette liberté qu’elle voulait, elle se battrait pour. Cette paix désirée serait source, dès à présent, de son évolution, et ce jusqu’à sa mort, du moins, c’est ce quelle pensait à ce moment là.



      Une nouvelle vie, nouvelle jeunesse ?

      Meian pivota sur elle-même. L’air semblait plus pur et le vent plus fougueux. Le bruit des feuilles entrelacées s’assimilait à une foule en délire. La sérénité, la joie et la passion. Tout ne formait plus qu’un instant agréable et unique. Un délivre ment à cette vie antérieure si vite oubliée. Marcher pieds nu sur ces terres sauvages, caresser de sa paume des fougères encore humidifiées par la rosée du matin. Le soleil qui colorait le ciel d’un rose saumon, les nuages zigzaguant ça et là dans le ciel. Un cadre idyllique était apparut comme magie sous les yeux ébahis de la jeune ninja. Ses prunelles enfin réveillées, elles retrouvaient petit à petit l’essence même de la vue, la surprise et l’admiration. A nouveau toutes ces couleurs intenses qui ressortent. Du vert, du beige, du marron à l’ocre. Une quintessence de fresques aquarelles, des paysages pastel et des vues imprenables.

      Des semaines durant, elle se lança dans une quête thérapeutique de recherche et de rencontres. Des gens dont elle oublierait le nom, le visage et la personnalité, mais qui tour à tour, firent avancer la kunoichi dans son besoin de connaissances. Depuis qu’elle avait décroché ce bandeau ninja de son bras, elle se sentait légère et frivole. Elle pouvait avancer sans avoir à reculer, à regretter. De plus, sa curiosité grandissait de plus en plus. Elle devait son départ à une voix et une apparence dont elle ignorait raison et identité. Ses recherches à l’apparence farfelues avaient un but, le retrouver. Elle se sentait liée avec cet individu, et savait que lors de leurs retrouvailles, elle apprendrait quelque chose de très important.

      Peut-être n’était-ce qu’un reflet de sa conscience qu’elle avait jusque lors ignorée. Mais dans ce cas pourquoi être ressurgie à ce moment, sans réel déclic. Il devait y avoir une suite.

      Meian parcouru donc plaines et sentiers, longeant les bois et les rizières, demeurant invisible et méfiante à l’idée d’être poursuivie et retrouvée. Ses mouvements devinrent plus discrets, plus vif. Quelle que part en elle, elle sentait que quelque chose était en train de changer. C’était comme si son corps retrouvait sa réelle nature. Arpentant ainsi les contrées diverses, elle devait s’adapter au climat, à la population, tant de chose qui construisait son nouveau personnage.

      Un jour ou elle s’était arrêtée à un point d’eau pour se rafraîchir, une présence familière la tira de son occupation. La même tempête qu’à l’origine. Encore ce visage masqué. Cette fois-ci, les bras musclés de son interlocuteur étaient à découvert. Ils étaient bandés sur une grande surface. La bouche de Meian ne trouva aucune parole à prononcer. Plusieurs mois elle avait cherché cet homme et pourtant, maintenant qu’elle, ou plutôt qu’il, l’avait retrouvée, elle se sentait incapable de demander ce qui lui tenait vraiment à cœur. La kunoichi n’y avait même pas songé. Qu’avait cet homme de si particulier pour la déstabiliser ainsi ? Pourquoi sa présence seule parvenait à plonger Meian toute entière dans un flou grossier et anormal ?

      En un geste souple et fluide, l’homme disparu et réapparu à quelque centimètres à peine de Meian. Celle-ci pouvait sentir son souffle chaud glisser contre ses joues, enfin, elle vit ce regard qui la fixait sans sentiments. Le poing de l’homme s’enfonça dans le ventre de Meian. Vif, précis, puissant, il plongea la belle dans un sommeil douloureux.

      Le réveil fut ennuyant. Toujours blessée au niveau de l’abdomen, Meian ne se rendit pas tout de suite compte de sa situation. Elle était isolée dans une salle entièrement plongée dans l’obscurité. Seul un petit carreau de lumière, strié par des barres de métal, émanait du fond de la salle. Cette source de lueur était cependant trop loin pour éclairer les yeux embrumés de Meian. Elle sentit alors ses bras, maintenu vers le haut par des cordes tressées. Elle devait être évanouie depuis un sacré bout de temps, car elle sentait sa peau écorchée par le frottement des liens. Agenouillée au sol, elle sentait son dos se poser contre un mur de pierre, froid. L’humidité de la pièce faisait frissonner sa peau martelée.

      C’est là qu’elle le remarqua. Il était dressé là, droit devant elle. Implacable comme à son habitude. Pas un mot, pas un soupir. Juste cette attitude déconcertante. Il s’approcha doucement, sa main se dressant vers le visage éraflé de Meian. La chaleur de sa main qui caressa avec assurance et douceur le front, puis la tempe jusqu’au coup de celle-ci. Meian tourna la tête, évitant au mieux ce geste qu’on pourrait croire affectif. Sa main se voulu alors plus ferme. Elle tenait le menton de la kunoichi pour que celle-ci regarde en face son interlocuteur. Que cherchait-il à tout prix ?

      Son autre main s’approcha doucement. Elle portait en son creux une petite perle luisante, ou plutôt, une sorte de cristal. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi lui montrer cette chose en ces circonstances incongrues ? Ses yeux pétillaient d’une certaine lueur. Sourcils froncés, muscles tendus, tous deux se regardaient à nouveau intensément sans parvenir à se comprendre. Il soupira, et posa une main sur son front.

      « Tu as donc vraiment tout oublié ? »

      Meian eut un élan de violence. Elle aurait voulu serrer son coup entre ses mains. Cet homme la hantait et l’insupportait, de part son côté mystérieux. Il l’horripilait. Tous ces secrets, pourquoi ne pas les dire, tout simplement. Devait-il agir comme si la situation ne lui permettait pas. C’était pourtant elle qui était en position de faiblesse. Qu’il choisisse, une fois pour toute. Il agissait comme s’il n’y avait aucune barrière entre l’affection et la haine. Insoutenable. En bougeant, elle avait frôlé de son coude endolori le visage intouchable de son ravisseur. Il recula, comme touché alors que son corps était intact. Il semblait fatigué, usé, voir même, rongé de l’intérieur. Il s’assit sur une chaine, trop loin pour que Meian le perçoive, mais assez proche pour qu’elle entende sa respiration résonner.

      « Que suis-je censée me rappeler.. Que signifient ces cordes et ces blessures. Je ne me souviens pas »

      En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, il avait disparu, à nouveau. La laissant seule à ses pensées et ses craintes. La pénombre s’empara de ses yeux comme de ses rêves. Elle sombra dans un néant répétitif.

      Les semaines s’ensuivirent. Et la réponse vint petit à petit. L’homme se dévoila chaque jour un peu plus, son nom, ses origines. Tout semblait le racoler à elle. Il pensait pareil, venait du même village qu’elle. Peut-être que c’était tout simplement le destin de Meian de mourir de ses mains. Mais non, au lieu de cela, l’homme s’efforça à l’aider à retrouver la mémoire, a prendre confiance en ses actes. Rapidement elle comprit ce qu’il cherchait à faire. Avec le temps, ses années en temps que Kiri-jin vouée à des missions barbares, ses quelques mois d’errance, elle avait complètement omit les principales questions. Qui était-elle réellement ? Pourquoi avait-elle toujours eut une longueur d’avance sur ses camarades ? Qu’en était-il de son passé dont elle ne gardait qu’un seul et unique souvenir : Son départ virulent de la maison mère de Fuyuzora. Kane, ce garçon qui paraissait si bien la connaître, lui avait confié des secrets importants, et avait aiguillé son attention sur ces questions.

      En peut de temps, Meian eut certains flash-back de son enfance ou des événements lui rappelèrent qui elle était vraiment. L’héritière d’un clan de guerrier, ni plus ni moins, mais également l’héritière d’un don caché aux yeux de tous jusque lors. Le Shôton, matière robuste et puissante, effrayante par sa maniabilité et son aspect dévastateur. Cette faculté était propre à Meian, qui l’avait reçu suite à des « expériences familiales » qui cherchaient un moyen de combattre l’adversité par tous les moyens. Le projet « Meian » n’avait malheureusement pas pu être terminé à temps. Cependant, cette capacité vivait toujours en elle, là quelque part, et ressurgirait d’un jour à l’autre.

      A compté de cette découverte, Meian décida de se concentrer sur la découverte d’une nouvelle façon de combattre. Elle persévéra durant plusieurs mois sur son art et se découvrit un potentiel malléable et solide. Elle devait cependant intercaler ses heures d’entrainement avec sa fuite perpétuelle, étant désormais recherchée pour trahison. Kane et elles continuèrent donc leur chemin ensemble. Il devint en quelque sorte à la fois son grand-frère et son amant. Leur relation était inexplicable, mêlant rage et sentiments controversés. Mais tous deux vivaient bien ensemble, ils coulaient le long de leur vie, défilant lentement jusqu’à un avenir plus proche. Ils voyaient leur avenir avec calme et sagesse. Rien d’extrême ni d’ambitieux, juste deux amants qui vivraient une vie simple, raisonnable. Meian, bien que puissante et redoutable, avait cessé de se vendre à l’art de la mutinerie, et évitait du mieux possible toute bagarre. Kane, lui, renfermait encore ce mystère sur ses réelles facultés.

      Hélas du jour au lendemain, Meian fut reconnue et chassée. Afin de préserver sa liberté, Kane se rendit de lui-même à la place de la recherchée, sans l’avis de celle-ci évidement. Il fut embarqué et Meian ignorée. Dès lors, une certaine rancœur pris à nouveau place dans la conscience de celle-ci. Blessée une fois de plus, elle cherchera sans cesse son ami disparu, sans jamais le retrouver. Elle espérait simplement qu’il survivrait, au moins assez longtemps pour qu’elle puisse lui dire adieu. Cet événement incita également la kunoichi à s’entraîner davantage, pour ne pas perdre la face, si un jour elle venait à se frotter contre les chasseurs de prime de Kiri. Ainsi Meian, qui avait perdu tour à tour ses différent objectifs, remplis ou non remplis, ne réussit pas à se trouver un but nouveau, si ce n’est de suivre son nindô, conclusion de ses épreuves vécues, survivre, chaque jour, pour ne pas tomber dans l’égoïsme.





Derrière l'écran
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      Autre chose ? Mmh. Jeune ado de presque .. 17 ans <_< Passionnée par l’Asie, le cinéma, l’art, la musique. Adore : Manger, boire, sortir, le vent, dessiner, s’prendre pour une rock-star sous la douche. Déteste : Les calamars, se rendre compte qu’elle a oublié toutes ses affaires à tel ou tel endroit.

      Votre avis sur le forum ( design, contexte, règles, staff...) : Design plausible et structure, pas vraiment innovant mais agréable. Un contexte qui laisse libre cours à l’imagination des membres, s’cool. Règles usuelles, rien à rajouter c’est clair ^^ et petit plus pour le staff que je ne connais pas vraiment mais qui a première vue semble assez dynamique et chaleureux.

      Votre activité sur le forum (Donnez une estimation en jours par semaine) : 5/7

      Comment avez vous connu le forum ( Top-site, partenaire, bouche à oreille...) : Devinette. Ca commence par N, et ça termine par 0.

      Estimation de votre niveau RP (Donnez une estimation sur une échelle de 10) : J’aime pas m’auto-évaluer, désolée ><

      Avez vous lu les règles ? (code)

      Est-ce un double compte ? Nope

      Autre chose ? : RAS ! Ah si, je préviens de suite que cette présentation est en quelque sorte un « recyclage » (modifié) d’une autre que j’ai utilisée sur un autre forum. Y’a pas d’plagiat ^^
      Euh, sinon, concernant les descriptions, je... les trouve juste horribles DX. Enfin, elles font riquiqui, donc je verrais pour les continuer sinon les refaire entièrement selon votre bon vouloir !


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MessageSujet: Re: Fuyuzora Meian   Ven 22 Juil - 4:04

Bienvenue sur KNS

Je valide les codes.

Pour ce qui est de la présentation, il est vrai que les descriptions sont moins "bonnes" que l'histoire, mais elles sont tout de même bien. Tu cernes ton personnage, le décrit assez en profondeur.
Tu as un bon style d'écriture, avec un bon orthographe aussi. Peu de répétitions et cela est fort agréable. L'histoire donne vie au personnage, chose que j'apprécie beaucoup.

Tu as ma voix pour Nunkenin de rang B, avec un bonus de 10 ryos.

Attends un second avis =)
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MessageSujet: Re: Fuyuzora Meian   Ven 22 Juil - 12:51

  • Bienvenue sur KnS Cool

    Mei a tout dit et je partage son avis.

    ~>Tu peux aller faire ton recensement,ton compte en banque et ta Fiche Technique. Wink

    Validé:
    Bonus:10 ryôs.
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MessageSujet: Re: Fuyuzora Meian   

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Fuyuzora Meian

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