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Souvenirs, souvenirs - pv Eishi

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MessageSujet: Souvenirs, souvenirs - pv Eishi   Jeu 31 Mar - 19:55

    Une ombre, un simple bruissement dans les feuilles, une silhouette agile, insaisissable. Elle était de retour ici. Kido Asami. Simplement parce qu’elle en avait ressenti l’envie, presque le besoin. Une nukenin de retour dans son pays d’origine, celui de l’eau. Si jamais elle remettait les pieds à Kiri, on lui collerait certainement la moitié des shinobis du village sur le dos. Et malheureusement, ça n’était pas dans ses plans. Le déserteur qu’elle était favorisait la discrétion… Sauf si l’envie de se faire remarquer la prenait. Il était loin à présent, le temps où elle obéissait aux ordres sans broncher, où elle agissait comme un ninja modèle. Quoique dans le fond, elle n’avait jamais fonctionné comme les autres. Elle avait même toujours été très loin de la mentalité rêvée du petit shinobi de base. A l’époque, tout un monde séparait ses pensées de ses actes. Elle avait joué la comédie jusqu’à ce que la lassitude la prenne, jusqu’à ce qu’elle en ait assez. Passer pour un modèle, se faire des amis, être admirée par la plupart des gamins entrant à l’académie… Merci mais… Non merci ? Un sourire amusé s’était dessiné sur son visage tandis qu’au loin, elle apercevait enfin cette cabane dans laquelle elle avait grandi une partie de son enfance. Celle où, loin de Kiri, se développant sous l’influence de la folie d’un seul homme, celui qu’elle considérait comme son vrai père, elle était réellement née. Malgré la terreur, malgré cette angoisse constante, la peur panique, ces douze années de vie avaient été les plus intéressantes, l’avaient forgée, lui avaient ouvert la voie. Si bien qu’aujourd’hui, elle était ainsi faite. Fonctionnait ainsi, réfléchissait ainsi. Un bruit. Etranger. Aussitôt, Asami s’était arrêtée, se confondant dans l’obscurité de l’arbre tandis qu’elle observait, parfaitement silencieuse, chaque centimètres pouvant tomber sous son regard prédateur.

    Un nouveau bruit, différent. Un senbon empoisonné avait été lancé vers le ciel, trouvant rapidement sa cible. Quelques secondes plus tard, un faucon traversait les feuilles pour s’échouer brutalement à même le sol, atterrissant aux pieds d’un shinobi loin d’être inconnu. Toujours dissimulée dans l’ombre, bien qu’elle se doutât que le bonhomme avait deviné sa présence bien avant que le rapace ne s’écrase, un sourire avait à nouveau étiré ses lèvres. N’allez pas croire qu’il trahissait une joie ou une bonne humeur quelconque. Trouvez-y plutôt un amusement teinté d’ironie au souvenir d’une étrange relation. Patientant encore quelques secondes, observant l’homme comme il devait le soupçonner, elle s’était finalement laissée retomber sur le sol quelques mètres devant lui, sans un bruit, s’accroupissant pour amortir la chute pour finalement se relever lentement. Contrastant avec cette même lenteur, son regard s’était planté en un éclair dans celui du shinobi. Et dans ce sourire permanent qu’elle affichait sur ce visage, insolente, la tête légèrement penchée, sa voix s’était doucement élevée :

    « Kurayami Eishi. Ca faisait longtemps ! »

    - Flashback –

    Le terrain d’entrainement de Kiri, il y a six ans de cela. Asami était alors âgée de 18 ans et était déjà jounin à cette époque. Arrivant toujours aussi discrètement, silencieusement, elle l’avait vu de loin. Kurayami Eishi. Depuis qu’elle était dans ce village, qu’on l’avait ramenée pour qu’elle retrouve ce que les autres considéraient comme sa vraie famille, elle avait toujours eu cet intérêt étrange pour ce personnage. Sorte d’intérêt malsain qu’on ne développait que pour ceux nous fascinant presque. Et pourtant, parler de fascination aurait été exagéré. En revanche, elle ne manquait effectivement pas d’intérêt pour cet homme de son âge. Ca n’avait rien à voir avec un physique avantageux ou une quelconque attirance comme la plupart des nanas de son âge. Elle n’avait jamais réellement porté attention à ce genre de choses, préférant se concentrer sur ce qui pouvait avoir une quelconque valeur à ses yeux. Disons plutôt qu’elle était trop… Différente des autres pour ne pas reconnaître une personne qui l’était aussi. Elle l’avait observé, de loin, devinant que l’analyse était réciproque. Une attitude irréprochable bien que parfois inquiétante, ils se rejoignaient sur plusieurs points. Malgré tout, Asami était loin de songer au fait qu’ils puissent être semblables. Deux visions différentes du monde tout en sortant du lot. Chacun adoptait une attitude rentrant presque dans le moule, mais au final… Il était loin de la berner elle. Tout comme elle devait être loin de le berner lui. Restant silencieuse, ne bougeant pas d’un poil tandis qu’elle l’observait de dos pendant de longues minutes, un sourire fin avait étiré ses lèvres alors qu’elle entendait un cri de douleur. Pas par sadisme. Simplement parce qu’elle en était indifférente. Et que si d’autres personnes avaient été présentes, elle aurait certainement pris la peine de feindre l’indignation et la panique devant un tel comportement.

    Dans le ciel, le huissement d’un faucon s’était fait entendre. La jeune femme avait relevé son regard vers lui. Aussitôt repéré, elle avait lancé un senbon dans sa direction. Enduit d’un poison paralysant, ce dernier avait atteint sa cible qui avait continué de voler sur plusieurs mètres. A cette époque, l’effet de ses poisons n’était pas aussi rapide que maintenant. Le suivant du regard, elle avait enfin pu admirer sa chute, consciente que le choc le tuerait sur le coup. La terreur que l’animal ressentait à ce moment-là, elle la connaissait pour l’avoir vécue elle-même plusieurs fois. Dès son plus jeune âge, elle avait fait face à la Mort, incarnée par cet homme qui l’avait élevée pendant douze ans. Si bien qu’elle avait fini par s’y attacher, presque étrangement, ne trouvant plus beaucoup d’intérêt à autre chose qu’à elle-même au final. Mais puisqu’ici comme ailleurs, tout n’était qu’une question d’apparence, il suffisait de faire comme tout le monde pour ne pas qu’ils le voient. Aujourd’hui et depuis deux ans, elle devait jouer le rôle de la pauvre shinobi qui avait perdu ses coéquipiers dans une mission difficile. Elle n’avait simplement pas voulu se lancer dans un combat inutile face à des adversaires plus dangereux et puissants que l’équipe au complet. Quant à leur décès, elle s’en moquait. Le craquement sinistre produit par le contact violent du faucon sur le sol n’avait au mieux éveillé qu’un intérêt pour la rapidité des effets de son poison. Le rapace étant tombé non loin d’Eishi, elle s’était avancée, prédatrice surprenant sa proie en flagrant délit pour s’arrêter à côté de lui, à une distance toutefois amplement raisonnable. On n’était jamais trop prudent, elle le savait bien. Observant le torturé sans la moindre trace de compassion, témoignant plutôt d’une certaine curiosité, sa voix s’était élevée dans les airs, ironique :

    « C’est pas très sympa c’que tu fais là. Si les autres savaient, j’imagine pas ce qu’ils diraient. »

    Les rimes ? Pas faites exprès. Mais finalement, ça n’était qu’une chose agaçante de plus dans ses paroles. Même si ses petites provocations n’auraient probablement pour effet que de provoquer un amusement chez son voisin. Penchant légèrement la tête tandis qu’elle continuait d’observer le torturé, elle avait ajouté dans un soupir faussement affligé :

    « Personne ne mérite de subir ce genre de traitement. »

    Dingue comme elle pouvait être dégoulinante de mauvaise foi. Amusée, elle avait laissé son sourire s’élargir un peu plus sans encore porter son regard sur Eishi, simplement prête à riposter au moindre geste louche. Parce qu’après tout, s’ils étaient différents de tous les autres, ils étaient toujours loin d’être semblables.
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MessageSujet: Re: Souvenirs, souvenirs - pv Eishi   Jeu 31 Mar - 22:30

KiriGakure no Sato... Un village dont l'histoire atypique et particulièrement sanglante avait choqué un grand nombre de personne dans le monde, qu'elles soient shinobis ou bien civiles. Après tout, un village dont le nom fut "Le village de la brume sanglante" sous le règne d'un dictateur impitoyable avait souvent pour effet de susciter l'horreur chez les gens s'imaginant ce que ces années furent. Cependant, il existait, en très grande minorité, des personnes ayant un tout autre regard sur cette période sombre du village. Kurayami Eishi en faisait parti, et en fera toujours parti. Contrairement à l'avis général, il trouvait cette période particulièrement fascinante. Une ère teinté de sang, voilà ce qui a éveillé en Eishi ce sentiment d'intérêt, de fascination. L'examen était d'ailleurs, avant le désastre causé par le Démon Zabuza, la chose la plus intéressante. Car, comment préparer au mieux un shinobi, qu'en l'exposant à la mort dès son plus jeune âge ? En l'exposant à la trahison, en le rendant impitoyable, même avec ceux qui avait partagé leur vie, leur plat et peut être même leur lit. Pour dire vrai, il aurait voulu en être pour l'unique plaisir de pouvoir tuer dès son plus jeune âge, chose qui lui avait été proscrit en cette époque de "paix" dans laquelle il avait grandit. Il se disait que s'il avait eut ce genre d'initiation, il aurait peut être moins de pulsions meurtrières, et même si celle ci ne le dérangeait absolument pas, il trouvait parfois lassant de tuer à n'en plus finir. Mais il trouvait quand même qu'il n'y avait pas de sensation aussi aphrodisiaque que de s'assoir sur un cadavre ensanglanté et de regarder un horizon de corps inerte et couvert de liquide vitale. Un véritable et pur massacre, voilà ce qui procurait le plus de satisfaction à Eishi ces jours-ci. Quoiqu'il fallait avouer aussi que sa rencontre avec son coéquipier fut aussi très satisfaisante. Izaya était vraiment l'équipier idéal, si bien sur on enlevait les deux bombes sexuelles masochistes.

Mais à présent, et dans un fugace sifflement de l'air, il se dirigeait, à vitesse régulière mais pourtant véloce, en direction de ce village qui fut le sien, l'ex-Chigiri no sato, sans ses vêtements typiquement Akatsukiens. Il était habillé de son ancienne tenue d'ANBU, son écharpe blanche ne cessant d'onduler avec une fluidité intense. Il était là plus en tant qu'ex-ninja de Kiri plutôt qu'en tant que membre d'Akatsuki. Il venait ici pour voir ce qu'était devenu ce village, dpuis son départ mouvementé. Tel une ombre libre et insaisissable, il traversait les plaines, se rapprochant inéluctablement du brouillard épais et sentant le sang humain à plein nez pour quiconque en aurait l'habitude d'en humer. Quand fut enfin le moment où il pénétra la dense brume presque opaque, il ralenti légèrement, sentant qu'il n'était pas tout à fait seul. Puis quand cela se confirma, il s'arrêta totalement, restant dans la pénombre, ses yeux ambrés brillants inexorablement d'un éclat d'hostilité, alors que sur son visage grandissait un sourire malsain, il avait déjà ressenti cette présence ci, il en était plus que certain. Un objet mortel fusa dans l'air, mais il n'était pas la cible de cette attaque mortelle, il ne bougea donc pas d'un pouce, alors qu'un faucon s'écrasa sur le sol, non loin de lui. Lorsqu'il vit l'arme, presque immédiatement il sut qui était l'assassin de ce pauvre rapace impuissant. Il n'avait pas vu le visage du ninja se tapissant dans l'ombre des arbres, mais il connaissait déjà son identité, pour avoir vécu la scène du faucon empoisonné s'écrasant dans une chute lourde, et que cela ne pouvait être que cette personne ci. Il sentait le regard observateur de l'intrus loin d'être inconnu et il sentait aussi ce sourire mauvais, surement autant que le sien. Une ombre tomba sur le sol, s'accroupissant pour amortir sa chute puis se releva avec lenteur, dans un mouvement languissant et presque provocateur, insolent. La silhouette féminine planta son regard dans celui d'Eishi, penchant légèrement la tête, le sourire aux lèvres. Puis une voix s'éleva, celle de Kido Asami. Le ninja d'Akatsuki se pourlécha les lèvres, ses mirettes emplit d'un éclat de folie pure.

« Kurayami Eishi. Ca faisait longtemps ! »


– Flashback –


Terrain d'entrainement de KiriGakure no Sato, il y a environ six années de cela, sous le ciel sombre et in-étoilé d'une nuit sans orbe lunaire. A cette heure ci, il était le seul à venir ici, chose qu'il faisait de plus en plus fréquemment en rentrant de mission. En rentrant de mission effectué en solo. Pourquoi donc ? Et bien à chaque mission qu'il exécutait seul, il rapportait un trophée avec lui. Mais pas un trophée ordinaire, car il était un personnage tout sauf ordinaire. De chacune de ces devoirs qu'il devait faire pour le village caché du brouillard, il ramenait un de ses adversaires qu'il laissait tout le temps en vie, pour pouvoir assouvir ce qu'il appelait son "besoin naturel". Ses pulsions meurtrières d'un sadisme sans égal. Il avait ramené en cette nuit un ninja du pays des rivières, qu'il avait affronté, lui et son équipe, pour les empêcher de substituer les lettres intimes que le vicelard qui servait de fils au Daimyo envoyait à sa maitresse un peu pute sur les bord et de les divulguer. Une mission chiante et sans aucun intérêt. Mais Eishi arrivait toujours à trouver quelque chose d'intéressant à ramener après ses missions, même les plus emmerdantes. Il avait éviscéré, éventré et décapité les trois autres ninjas pour ensuite assommer le dernier et l'emporter avec lui. Ce n'était pas toujours chose aisé de dissimulé le corps, mais avec une technique qu'il avait récemment appris, il avait pu tordre la volonté du ninja pour le faire obéir, et lui avait donc ordonné de ce cacher, jusqu'à ce moment fatidique, celui ce déroulant à cet instant.

Le ninja du pays des rivières avait les mains dans le dos, clouées l'une à l'autre par des pieux emplit d'un poison d'hyper sensibilité, qui avait pour effet d'accentuer tout ressenti physique, tel que la douleur. Ses jambes quand à elles étaient niché dans le sol, subissant un pression presque insoutenable, menaçant de broyé muscles et os à n'importe quel instant. Mais ce n'était pas le pire, loin de là. Il était possible de voir, même par cette obscurité, sur le torse nu du ninja martyr, un minimum de deux cents entailles d'une incroyable finesse, d'où perlaient une multitude de gouttes d'un liquide rougeâtre. Mais ce qui n'était pas visible si l'on était pas tout près, c'était ces petits grain, ressemblant à du sucre, niché dans chacune des infime plaie qui régissait l'épiderme du martyr. Les propriétés de ces petits grains empêchaient tout simplement les plaies de cicatrisés, ce qui faisait couler sans cesse de fin filet de sang, accentuant la douleur de la victime à chaque seconde qui passait, et cela sans compter le poison. Et enfin, on pouvait voir un clou transperçant sa langue au parfait milieu de celle ci, si grand qu'il ne pouvait même pas rentré sa langue à l'intérieur de sa bouche, provoquant une déshydratation rapide de celle ci.

Et devant cette être pathétique, que l'on pouvait qualifier d'épave, Eishi souriait. Un sourire sadique, cruel, fou et surtout, fasciné. Il était subjugué par la souffrance de cet homme et se demandait sans cesse jusqu'où pouvait aller la résistance de l'homme. Mais soudain, ce moment magique pour lui, et certainement horriblement malsain et dégradant pour d'autres, fut coupé par la présence de quelqu'un d'autre. Un intrus. Eishi devait il se faire du souci ? Il ne pensait pas. La personne ne s'était guère agitée et semblait tout simplement observer. Alors il n'en fit rien et continua le supplice du ninja meurtri. Au bout d'un certain moment, il reconnu cette aura, comme celle d'une femme. Une kunoichi. Une kunoichi différente. Différente dans le sens où elle se détachait complètement de ceux qui l'entourait, comme si elle jouait un rôle. Voir que quelqu'un était certainement aussi différent es autres qu'il ne l'était avait intéressé Eishi, et il l'avait observé. Il savait qu'elle jouait la comédie, et que derrière cela, il se passait quelque chose de plus sombre. Il le sentait. Il avait le don de percevoir les ténèbres de chacun. Le martyr, dans un geste inespéré, poussa un hurlement de douleur et de haine, mais aussi emplit d'un désespoir sans borne. Un hurlement qui avait été accentué par le cri perçant d'un faucon dans le ciel.

Un projectile fusa, fendant l'air pour se nicher dans l'épiderme de la bête ailée, qui après un moment, entama une chute lourde, pour s'écraser violemment contre le sol, non loin de l'ANBU psychopathe. Puis Kido Asami fit son apparition, s'approchant d'Eishi, venant même à côté de lui, mais laissant tout de même une certaine distance entre eux. Elle était prudente, preuve d'intelligence qui fit sourire de manière démoniaque le bourreau sadique. Il se tourna vers elle, pour la voir observé l'épave à la frontière de la mort, sans compassion mais avec intérêt. Elle était vraiment intéressante... une femme qui ne hurle pas d'horreur devant un tel spectacle il n'y en avait guère un grand nombre. Il pensait la voir avec un minimum de dégout, mais non, elle avait l'air plutôt intéressée, curieuse par cela, ce qui provoqua une certaine joie chez Eishi. Après tout, qui ne ressentirait pas la joie devant quelqu'un appréciant son oeuvre ? Puis la voix de la jeune femme, ironique à souhait, se fit entendre, comme un sifflement de provocation et d'insolence qui fit s'élargir le sourire malsain du tortionnaire.

« C’est pas très sympa c’que tu fais là. Si les autres savaient, j’imagine pas ce qu’ils diraient. »


Si elle avait voulu être drôle, c'était réussi. Un rire mauvais s'échappa des lèvres fines d'Eishi, qui pensa immédiatement aux paroles des "autres". Qu'auraient ils dit ? Ils auraient été outrés, horrifié, et tant d'autres chose que ne ressentait que les esprits faibles et fermés. A vrai dire, l'ANBu s'en moquait un peu, et si à la place de la jeune fille cela aurait été quelqu'un d'autre, il serait déjà mort, le sang giclant comme une fontaine. Puis la jeune femme pencha la tête, observant toujours le martyr, avant d'ajouter dans un soupir faussement affligé :

« Personne ne mérite de subir ce genre de traitement. »


Un nouveau rire s'éleva, cette fois ci légèrement moins bruyant que le premier, alors que le sourire d'Asami Kido s'agrandissait. Mais malgré ce sourire, elle semblait tendue, légèrement sur ses gardes. Apparemment, elle se méfiait du tortionnaire. Chose compréhensible en voyant ce dont il était capable pour son unique plaisir personnel. Eishi sortit de sa poche son briquet et son paquet de cigarette. Il en mit une entre ses lèvres et l'alluma, avant d'inspirer avec lenteur la toxicité à l'état gazeuse pour finalement expirer la fumée grisâtre se mélant au brouillard étrangement fin ce soir dans un long soupir de satisfaction. Le sourire étendu, il s'approcha de la jeune intruse, la dépassant aisément avec son mètre quatre-vingt, et il se penchant légèrement vers elle.

« Espionner les gens dans leurs occupations personnelles ce n'est pas très glorieux miss. »


Il recula légèrement, après avoir dit ses mots avec un ton ironique mais tout de fois teinté de reproches, parce qu'il est vrai qu'il n'aimait pas particulièrement être épié. Aspirant de nouveau le gaz cancérigène pour le déverser dans l'atmosphère, il planta ses yeux dans ceux de la kunoichi, avant d'élever à nouveau la voix, cette fois ci sur un ton vrai et moqueur.

« A vrai dire, et tu t'en doute, j'aurais plutôt envie de te tuer ici et maintenant puis de faire disparaitre ton cadavre à cause de tes paroles outrageusement vexantes envers ce que je fais. Mais ce sourire et cet intérêt malsain que tu éprouve pour ce que je fait m'en empêche, pour le moment. »


L'éclat de sadisme et de cruauté qu'il avait dans le regard confirmait cette aura hostile qu'il dégageait : il n'hésiterait pas à attenter à la vie de Kido Asami si jamais ses actes venaient à lui déplaire. Mais après tout, même si elle savait, il savait aussi. Elle était aussi menteuse et manipulatrice que lui, ou presque, et trompait son entourage à longueur de temps. Il ne doutait pas que tout deux, tôt ou tard, quitteraient ce village. Soupirant légèrement, il éleva la voix pour poser une question cassante, sur un ton certes ironique et accompagné d'un petit rire moqueur, mais qui ne perdait pas son tranchant. Après tout, Eishi aimait tester les gens.

« Quand à moi, je me demande vraiment ce que penserait ton entourage s'il savait à quel point leur mort ne te ferait ni chaud ni froid... Après tout, leur stupidité les rend aveugle face à ton imposture, mais ce n'est pas comme ça que tu tromperas quelqu'un te regardant comme tu es véritablement. Une menteuse. »



Dernière édition par Kurayami Eishi le Mar 3 Mai - 22:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Souvenirs, souvenirs - pv Eishi   Ven 1 Avr - 2:47

    Le temps de l’observation était révolu. Le hasard faisait bien les choses : ce petit jeu d’analyse réciproque avait suffisamment duré. Et s’il avait été extrêmement intéressant, il fallait bien qu’il cesse un jour. Ou une nuit. Quoi de plus logique que cette « rencontre » se fasse sous un ciel abandonné de toute lumière ? Parce qu’aucune ne serait suffisamment brillante pour parvenir à illuminer deux esprits comme les leurs. Pour rendre l’atmosphère parfaite, une légère brise s’était levée, glaciale, aussi froide que leur manque total de compassion, aussi tranchante que leurs regards respectifs. Ils n’avaient rien de commun, presque aussi inhumains l’un que l’autre de deux manières pourtant bien distinctes. Les gémissements du torturé venaient ajouter une touche de morbide dans ce passage à la pratique – parce qu’il n’était plus question de rester cloîtré dans la théorie. Il n’ignorait pas l’intérêt qu’il avait éveillé chez elle, tout comme elle n’avait pas été stupidement aveugle à celui qu’elle avait fait naître chez lui. Etrange relation de réciprocité qu’elle connaissait pour la première fois seulement. Conservant ce sourire insolent, ne prenant pas la peine de jouer une comédie purement inutile, celle qui déserterait le village de Kiri deux ans plus tard avait poussé un long et profond soupir tandis que son regard restait rivé sur le jouet d’Eishi. Vu l’état précis dans lequel ce dernier se trouvait, aucun autre qualificatif n’aurait pu mieux lui correspondre. Ses yeux d’une clarté étonnante malgré cette obscurité mère les enveloppant continuaient de fixer étrangement le torturé. La souffrance… Asami savait ce que c’était pour l’avoir connue continuellement pendant douze années. Elle avait côtoyé la Mort comme une amie, comme un membre de sa vraie famille, si bien que cette dernière lui inspirait une familiarité presque rassurante. Pourtant prudente, elle refusait de se confronter à des individus qu’elle devinait plus forts qu’elle s’il n’y avait pas un autre intérêt que celui de se battre.

    Il riait à ses remarques. Etrangement, Asami en était satisfaite. Tout comme elle était satisfaite du fait qu’il n’ait encore rien tenté contre elle. N’était-ce pas un bon point ? D’apparence sereine, la shinobi restait cependant sur ses gardes. Elle ne le connaissait peut-être pas parfaitement, mais son observation lui avait permis de comprendre qu’au moindre faux pas, Eishi n’hésiterait pas une seule seconde. Plantant enfin ses yeux dans les siens, rencontrant son regard dans une parfaite franchise tandis que son éternel sourire était loin de témoigner d’une quelconque déstabilisation, elle ne cilla pas lorsque le jeune homme se rapprocha d’elle, relevant son visage vers lui, une fine expression de défi ne la quittant pas. La provocation la caractérisait. Si la folie et le sadisme apparents de son vis-à-vis aurait éveillé la peur du shinobi de base, Asami y était familiarisée. De ce fait, si présence de cette sensation il y avait, elle n’en serait nullement affectée. L’analyse et la prudence était de mise.

    « Espionner les gens dans leurs occupations personnelles ce n’est pas très glorieux miss. »

    Un air sincèrement amusé apparut sur son visage. Pointe de reproche ou non, Asami appréciait l’ironie. Elle ne se vexerait pas pour une remarque de ce genre. Prendre la mouche aurait été jouer la comédie. Et elle doutait que ce fût la bonne technique à adopter face à un individu tel qu’Eishi. Quant à la gloire de leurs actes… D’un point de vue normal, il n’y avait rien de valorisant à agir comme ils le faisaient. Certes différemment, mais ils étaient finalement si irrattrapables dans leurs domaines qu’aucun esprit simplement constitué ne saurait établir qui était le pire des deux. Elle ? Elle les pensait trop différents pour être comparables.

    « A vrai dire, et tu t’en doutes, j’aurai plutôt envie de te tuer ici et maintenant puis de faire disparaître ton cadavre à cause des paroles outrageusement vexantes envers ce que je fais. Mais ce sourire et cet intérêt malsain que tu éprouves pour ce que je fais m’en empêche, pour le moment. »

    Menaces qu’Asami savait vraies. Pourtant, là encore, ses traits n’avaient pas bougé d’un cil. Le ton employé faisait simplement penser à un jeu. Mais ne participaient-ils pas tous les deux à la même partie ? On pouvait autant les opposer que les rassembler. Pourtant, le sérieux ne manquait pas. Deux monstres se rencontraient, se jaugeant enfin pleinement, camouflant des menaces pourtant parfaitement claires derrière des expressions moqueuses et joueuses. Redressant la tête, la shinobi s’était légèrement pincée les lèvres alors qu’Eishi prenait à nouveau la parole.

    « Quant à moi, je me demande vraiment ce que penserait ton entourage s’il savait que leur mort ne te ferait ni chaud ni froid… Après tout, leur stupidité les rend aveugle face à ton imposture, mais ce n’est pas comme ça que tu tromperas quelqu’un te regardant comme tu es véritablement. Une menteuse. »

    Ce fut à Asami de rire légèrement, doucement. L’une de ses mains était passée dans ses cheveux noirs, ondulant sous la brise. N’allons pas penser que ce son, sincère pour une fois, constituait ici une ultime barrière de protection face aux remarques de l’ANBU. Ses yeux se firent plus malicieux tandis qu’elle relâchait un soupir à la fois doux et bruyant. Elle n’était pas déstabilisée. Au contraire, elle se sentait plus à l’aise que jamais. Pourquoi l’être ? En face d’elle se tenait certainement la personne la connaissant le mieux au monde. Pour l’instant. Qui d’autre avait vu clair dans son petit jeu ? Lentement, féline, elle s’était à son tour approchée d’Eishi sans franchir cette limite que la prudence lui imposait. Confiante ? Jamais entièrement. Et si elle restait à l’aise, elle n’était pas stupide au point de croire qu’elle pouvait agir comme elle le désirait. Elle ne le connaissait pas suffisamment pour ça. Inoffensive ? On était très loin de cette caractéristique là encore. Ironique, joueuse, elle ne prit pas plus de quelques secondes avant de lui répondre.

    « Pourquoi toujours utiliser des termes aussi péjoratifs ? Je dirai plutôt que je suis… Une comédienne ? J’ai toujours rêvé de monter une compagnie d’acteurs. Et crois-moi, dans ton genre, tu ferais un malheur. Une démonstration s’impose : je refais mon entrée. »

    Malicieuse, elle s’était éloignée pour retourner exactement à l’endroit où elle était arrivée, se confondant dans cette obscurité. Un petit jeu amusant purement inutile, mais atrocement plaisant. Changeant totalement l’expression de son visage, la métamorphose s’était effectuée jusqu’à sa propre aura. Si bien qu’avant même qu’il puisse la voir totalement, Eishi avait du ressentir ledit changement. Les gémissements de douleur du jouet avaient repris de plus belle. Asami avait vivement relevé la tête, l’inquiétude se lisant dans son regard. Mimant l’automatisme, elle était arrivée dans le champ de vision de l’ANBU en courant, sans non plus être au maximum de sa vitesse. Ne jamais montrer la totalité de ses capacités était l’un de ses plus grands principes. La scène étalée sous son regard apeuré, choqué, avait eu pour effet de figer son corps tout entier face à l’atrocité de ce spectacle morbide. Ses yeux s’étaient tour à tour posés sur le bourreau et sa victime. Pas d’excès dans ses différentes expressions. Sans pousser de cri d’horreur, son regard s’était fait plus dur, déterminé une fois qu’il retrouva de nouveau celui d’Eishi. La rage. Elle la sentait presque faire bouillir ses veines tandis qu’elle se précipitait vers lui, déjà remarquablement agile et rapide, alors que sa voix grondait :

    « Je vais te traîner devant le Mizukage, espèce de monstre ! »

    Apparemment déterminée à le frapper, le poing déjà levé, Asami s’était subitement arrêtée pour reprendre son expression initiale. Souriante, toujours aussi malicieuse, la shinobi semblait être contente de son charmant petit spectacle tandis que des gémissements sourds de lamentation se faisaient entendre. Pauvre jouet. Ce revirement de situation n’était finalement, au mieux, qu’une torture mentale pour lui. Comme si sa souffrance physique ne lui suffisait pas. Aucun sentiment de culpabilité venant de la part de la jeune femme. Et pour remuer le couteau dans la plaie, elle n’avait pas manqué d’ajouter à son intention :

    « Ma prestation était plutôt convaincante, pas vrai ? »

    Soupirant devant l’absence de réponse de la part du jouet, ses yeux étaient retournés se loger dans le regard d’Eishi, aussi franchement que précédemment. Subtilement, sa main était allée chercher la cigarette du jeune homme pour la lui piquer. Tout ici n’était qu’un jeu, une autre comédie dont ils étaient les acteurs. La comédie de la vérité. Etrange découverte pour elle. Si étrange qu’elle avait presque l’impression de se balader dans l’inconnu. Un inconnu loin de lui déplaire, se sentant presque plus à l’aise que jamais, la confortant dans son idée de cesser, un jour, de jouer ce rôle qui parvenait encore à l’amuser.

    « Bien. Je connais donc ton petit secret et tu connais apparemment le mien. La logique voudrait certainement que nous cherchions à nous débarrasser réciproquement de l’autre. »

    Pause. Durant laquelle elle avait porté la cigarette à ses lèvres, tirant une latte sur celle-ci pour laisser la toxicité de la fumée envahir ses poumons. Quelques secondes plus tard, quelques volutes de fumée s’échappaient de sa fine bouche. Puis elle avait repris :

    « Néanmoins, il apparait comme étant assez évident que la découverte de la vérité par les autres n’aurait pas un réel impact sur ma vie vu l’attachement que j’ai pour cette ravissante société. L’intérêt de m’occuper de toi ne vaut donc pas les risques que je pourrai prendre. »

    Ne nous méprenons pas. Elle n’était pas en train de dire qu’elle ne serait pas capable de l’attaquer si elle estimait que son attitude devenait trop dangereuse pour elle. Asami préférait prendre les devants plutôt que de se laisser mener. Son regard prédateur ancré dans le sien, à nouveau, la cigarette du shinobi était allée rejoindre ses lèvres.
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MessageSujet: Re: Souvenirs, souvenirs - pv Eishi   Dim 10 Avr - 14:10

Après le calme venait la tempête...Ou pas. Des journées avaient passées alors que les deux êtres, à première vue appartenant à la "norme" mais qui au fond, étaient depuis le commencement et seraient jusqu'à la fin des êtres "différent", s'observaient, s'analysaient, chacun voyant à travers le jeu de l'autre. Ils n'étaient guère semblables, si ce n'est dans le fait qu'ils n'étaient pas comme les autres, autres qui chaque jours peuplaient leur quotidien ennuyant et futile. Mais au fond, la seul chose désirée ne pouvait être autre qu'une libération de ce carcan que l'on appelle communément "entourage", "famille" ou encore "village", "patrie". Pour s'épanouir, rester avec des gens n'ayant aucune importance était une chose entravante et nocive à trop longue durée. Pour ne serait ce que se détacher de cela, se sentir vivant, Eishi avait décidé de faire ses expériences dans un lieu non dissimulé, espérant qu'on le trouve, pour qu'il puisse enfin s'amuser. Enfin, c'est ce qu'il pensait. Mais en regardant la jeune femme qui se trouvait en sa présence, alors qu'il admirait la souffrance de son martyr, il se disait que finalement, il avait eut de la chance de tomber sur elle, avant que ce ne soit les Oi-nins de KiriGakure qui lui tombe dessus.

Il sentait quelque chose émané de la kunoichi, et cela depuis leur première rencontre, si l'on pouvait appelé ça ainsi. Il avait senti sa différence, et cela avait allumé la braise de l'intérêt, qu'il savait réciproque. Étrangement, elle était la première "personne" en qui il eut éprouvé de l'intérêt. Avant cela, les seules choses qui avaient eut droit à son attention furent les nouvelles tortures, les nouvelles missions d'assassinats, et ce qui s'en suivait. Une légère brise souffla sur la scène, froide, voire glaciale. Le vent était imprégné du froid de la Mort, et étrangement, il traversa les deux ninjas encore bien vivant, car le torturé ne l'était plus qu'à moitié, comme s'il venait en connaissance, en ami. A vrai dire, la mort, la souffrance, tout ce qu'infligeait Eishi, il ne le craignait pas. Il l'aimait plutôt. Oui, à sa manière, il aimait la mort et la souffrance qui jusque là n'avaient étés que ses deux seules amies. L'écharpe blanche immaculée dansait sous le souffle de la brise glaciale et les pupilles ambrées brillaient dans le noir de cette nuit sans lumière. Cette nuit de ténèbres. Le cadre ne pouvait coller mieux dans la rencontre entre ses deux individus plus que hors du commun. Mais ce sentiment n'atteint son paroxysme qu'au moment où les gémissements désespéré du futur mort comblèrent le silence funeste.

Asami eut l'air plutôt satisfaite lorsque son interlocuteur ria à ses remarques ironiques, mais malgré cela, sa prudence ne fléchissait pas. Elle s'attendait surement à la possibilité d'une attaque, et elle avait fortement raison, car même si Eishi s'amusait, il ne pouvait guère avoir confiance en autrui. Sa démence et son sadisme s'entre choquaient avec l'insolence et le caractère provocateur de la future nuke-nin, dont la lueur de défi refusait ardemment de quitter ses mirettes joueuses. Elle n'était visiblement pas inquiète de se retrouvé en présence d'un psychopathe sadique qui risquait de la tuer à n'importe quel actes suspect. Car si elle était prudente, Eishi était complètement en éveil. Après avoir torturé, il était déjà dopé à l'adrénaline mais d'en plus se savoir observé, cela l'avait encore plus excité, et même s'il paressait plutôt calme extérieurement, il ne l'était guère. Visiblement, il n'était pas le seul à être amusé, car Asami aussi avait vu son sourire s'élargir aux paroles du futur membre d'Akatsuki. Il fallait dire que que ce n'était pas vraiment crédible, surtout dans cette situation, où elle avait assisté à un évènement plus que traumatisant pour le commun des mortels. Il est vrai que ses actes à elle n'étaient pas grandement honorables non plus, mais Eishi pensait tout de même être le pire des deux, enfin, dans l'acte et pour le moment car même si leurs actions étaient différentes, leur cynisme avait atteint un niveau inhumain.

Ce qu'appréciait de plus en plus Eishi au fil de la conversation était de voir que la personne en face de lui n'éprouvait aucune peur. Certes, elle était sur ses gardes, vigilante. Mais elle ne ressentait aucune couardise, même face à quelqu'un qui la menaçait ouvertement après avoir transformé un humain en pauvre loque gémissante et agonisante. Mais après tout, entre eux, ce n'était rien de plus qu'un jeu. Un jeu mortel, certes, mais un jeu. A la fin de cette conversation, sois ils s'affronteraient dans un combat à mort, sois ils s'allieraient en quelques sortes. A la fin de la dernière tirade du future membre d'Akatsuki, un rire cristallin et sincère retenti. Elle s'approcha ensuite à son tour de l'ANBU, tout en gardant une distance raisonnable. Eishi quand à lui souriait, d'un sourire sombre et ténébreux. Tout un tas de chose lui passait en tête sur les circonstances de cette rencontre. Se terminerait elle bien ? Dans tous les sens, Eishi pensait que oui. Pourquoi ? Et bien, si cela virait au combat, il ferait d'elle sa nouvelle martyr. A l'inverse, si cela finirait en entente mutuelle, il aurait comme "alliée" la personne le connaissant le mieux au monde sans doute. Enfin, pour le moment. Cet instant de réflexion ne dura en tout que quelques seconde, qui suffirent à la malicieuse Asami pour composé une réponse ironique et joueuse.

« Pourquoi toujours utiliser des termes aussi péjoratifs ? Je dirai plutôt que je suis… Une comédienne ? J’ai toujours rêvé de monter une compagnie d’acteurs. Et crois-moi, dans ton genre, tu ferais un malheur. Une démonstration s’impose : je refais mon entrée. »


A ses paroles, l'éclat amusé des mirettes d'ambres de l'ANBU de KiriGakure se mit à s'intensifier et son sourire malfaisant se transforma en rictus intéressé. Il avait apprécié le commentaire de son interlocutrice et était à vrai dire plutôt curieux de voir ce que cela aurait donné dans le cas où elle aurait été humaine. Elle mit en place sa petite représentation, repartant de l'endroit d'où elle était apparu. Puis elle revint et à ce moment, on aurait dit voir une tout autre personne. L'inquiétude peinte sur son visage à l'entente des gémissement de douleur de l'épave mi-vivante mi-morte, après son arrivé brusque sur la plaine. La peur et l'effroi inscrit dans son regard, qui passait tour à tour de la victime au bourreau dans un balai inquiétant, devant cette scène morbide et inhumaine. Mais malgré cela, elle restait dans le vrai, ne faisant aucun débordement dans les émotions. Posant finalement son regard, déterminé, sur le presque assassin, elle se rua sur lui, prête à frapper, dans un élan agile et véloce, poussant un hurlement de rage.

« Je vais te traîner devant le Mizukage, espèce de monstre ! »


Puis elle s'arrêta, redevant celle qu'elle était il y a de cela à peine une minute. Le rire ironique et sombre d'Eishi s'éleva dans la plaine alors que la dernière lueur d'espoir du condamné s'éteignait brutalement et impitoyablement. Pauvre créature dont le sort inéluctable ébranlait son pauvre esprit de seconde en seconde... La lèvre d'Eishi passa sensuellement sur ses lèvres alors qu'il se réjouissait de ne pas être le seul à se complaire de la souffrance de son prisonnier, avant de remettre en bouche sa cigarette, qui se consumait un peu plus à chaque inspiration du tortionnaire. Malheureusement pour lui, la jeune femme n'en avait pas encore finit, et elle remua le couteau dans la plaie, lançant une réplique tranchante.

« Ma prestation était plutôt convaincante, pas vrai ? »


Pour être convaincante, elle l'eut été. Si la vérité sur cette personne n'avait pas été connue d'Eishi, il y aurait probablement cru. Elle soupira, regardant le martyr, sans doute dans l'ennui que celui ci ne puisse répondre. L'ANBU expira un filet fin de fumée grisâtre avant que la main de la jeune femme vienne lui subtilisé la cigarette. Il aurait pu l'en empêcher, mais il savait que tout cela n'était que comédie. Une comédie d'une comédie. La comédie du mensonge, révélant la vérité connue seulement d'eux. C'était plutôt étrange mais loin d'être déplaisant. Puis elle reprit parole, cette fois-ci bien plus sérieuse qu'auparavant.

« Bien. Je connais donc ton petit secret et tu connais apparemment le mien. La logique voudrait certainement que nous cherchions à nous débarrasser réciproquement de l’autre. »


Elle fit une pause, tirant sur la cigarette la substance cancérigène alors qu'Eishi vit son sourire malfaisant s'étirer. Il mit une main nonchalante dans sa chevelure d'ébène, reflétant parfaitement les ténèbres qui composait son coeur, où plutôt son muscle cardiaque, car le "coeur" comme l'entendait les hommes, il n'en possédait pas.

« Néanmoins, il apparait comme étant assez évident que la découverte de la vérité par les autres n’aurait pas un réel impact sur ma vie vu l’attachement que j’ai pour cette ravissante société. L’intérêt de m’occuper de toi ne vaut donc pas les risques que je pourrai prendre. »


Elle était sérieuse. Eishi comprit ce qu'elle voulut dire par là. Elle n'hésiterais pas à attaquer, mais elle ne prendrait que plus de risque en le faisant. Elle avait bien compris la gravité de la situation malgré ce qu'il n'y paraissait par son comportement insouciant. Elle regardait, avec une lueur prédatrice, son interlocuteur, ramenant la cigarette, autrefois entre les lèvres d'Eishi, entre les siennes. L'ANBU sourit légèrement, mais sincèrement. Il n'avait pas l'envie non plus de se faire remarquer, même si ça aurait pu l'amuser. A vrai dire, il n'était pas tout à fait prêt à partir de KiriGakure no Sato. Il avait encore quelques affaires à régler, il devait donc essayer d'éviter de se faire prendre pour le moment. Le jeune homme au capillaire noir de jais s'avança vers le jeune femme, jusqu'à être tout proche d'elle, à quelques centimètre.

« Je n'ai pas non plus envie de me faire remarquer pour le moment. Après tout, je suis un homme de l'obscurité. Il me reste quelques affaires à régler dans ce village et j'aimerais pouvoir les régler tranquillement. »


Il reprit la barre de tabac à la jeune femme, délicatement, la faisant quitter les lèvres de légèrement humides d'Asami, avant de la jeter loin de là d'un mouvement vif. Il prit doucement le menton de la jeune femme et baissa légèrement la tête, s'approchant de plus en plus d'elle, avant de susurrer à l'oreille de la jeune femme.

« Et j'apprécierais grandement que cela reste entre nous deux, Asami. »


Il se détacha de l'oreille droite de la jeune femme pour replanter son regard dans celui de la jeune femme, un éclat étrange brillant dans ses pupilles dorées. Il s'approcha alors son visage tout doucement de celui de la jeune femme, le menton de celle ci toujours entre ses doigts fins, un sourire légèrement dépravé attaché aux lèvres, qui se stoppèrent d'ailleurs à quelques millimètre de celle de la jeune femme, avant de murmurer dans un souffle.

« Et si tu voulais gouter mes lèvres, tu n'avais pas besoin de le faire indirectement. »


Cette phrase, dite sur un ton sensuel, faisait référence à la cigarette, qui était passée d'une paire de lèvres à une autre, représentant un baiser indirect. Eishi aimait jouer se genre de petit jeu de séduction. Mais attention, ce n'était pas pour cela qu'il avait relâché sa vigilance, non, ses sens étaient toujours en éveil, se préparant à n'importe quelle éventualités. Après tout, même s'ils se dévoilaient l'un à l'autre par une certaine manière, ils n'en restaient pas moins des individus extrêmement dangereux, et ça, les deux le savaient parfaitement. Qu'allait il se passer maintenant que le jeu était en marche ?...

| HRP: Vraiment désolé pour le retard mais j'ai eut quelques problème de connection et d'inspiration dernièrement, mais ça va mieux. En espérant que ça te convienne, je fais un retour en force huhuhu... |
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MessageSujet: Re: Souvenirs, souvenirs - pv Eishi   Lun 11 Avr - 1:52

Cette histoire n’était qu’un jeu. Une danse mortelle dans laquelle l’un déciderait peut-être d’éliminer l’autre, à moins qu’une étrange alliance ne voie le jour, aussi éphémère qu’insoupçonnable. Asami était une solitaire, mais une solitaire reconnaissant l’intérêt qu’elle avait porté à Eishi. Qu’elle lui portait d’ailleurs toujours. Autour d’eux, le néant. Le vide absolu. La brise glaciale annonçait l’arrivée de la Mort. Amicale. Maternelle. Le torturé tomberait bientôt définitivement, ne se relèverait plus jamais, conforté dans l’étreinte salvatrice que lui offrirait la Faucheuse, cette ombre noire qui le libèrerait de cette douleur sordide, insurmontable. Elle l’emporterait comme elle emportait tous les autres, enlaçant souverainement cette nouvelle âme débarquant dans son royaume. Tableau fantastique pour celui suffisamment inhumain pour le déceler. Elle la sentait arriver, lente, sadique, tournant autour d’eux comme pour observer ce spectacle inédit qui s’offrait sous ses yeux, accentuant la douleur de la chose à moitié vivante à recroquevillée sur le sol, plus seule encore que si elle l’avait réellement été. La future nukenin observant son vis-à-vis, ses yeux luisants de cette lumière malicieuse et provocante, joueuse et insolente, sans ciller face à la folie destructrice de l’homme en face d’elle. Ils étaient plus sombres que la noirceur elle-même, chacun représentant un gouffre sans fond, terrible, prêt à aspirer le premier se risquant à entrer dans leur danse étrange, au dénouement inconnu de lui comme d’elle. C’était bien la première fois qu’Asami ne maîtrisait pas à la perfection ce qui lui arrivait. Il était aussi surprenant qu’elle. Plus il se dévoilait, moins elle pouvait prévoir ses actes. Chacun se jaugeait, agissait en fonction des réactions de l’autre, jouant avec une limite insaisissable, dangereuse, impossible à réellement définir. Quelque chose se passait. Quelque chose que personne ne pourrait jamais comprendre. Les deux futurs nukenins faisaient connaissance. La fin ne comptait pas, le plus important semblait bien être le moment présent.

Eishi avait toujours éveillé un intérêt étrange en elle. Simplement parce qu’il était différent des autres, point commun qu’ils partageaient sans se rejoindre pour autant. Il n’y avait qu’à voir la façon dont se déroulait leur rencontre. S’ils s’amusaient tous les deux, ils n’avaient pas la même manière d’agir, pas la même façon de se jauger. Asami jouait effrontément, insolemment pendant qu’Eishi laissait apparaître sa folie, son sadisme, les contrôlant cependant… Si on pouvait parler d’un contrôle. Plus elle s’aventurait, plus il lui semblait étrange. Pourtant, il était bien celui qui la connaissait le mieux. Et réciproquement. Il n’y avait rien de simple dans cette personnalité révélée qui, pourtant, était si obscure qu’elle aurait dû refuser de s’y aventurer. Ou encore de participer à ce nouveau jeu qu’ils inventaient. Peu importait : Asami aimait les défis. Et s’il en devenait un, elle saurait l’être aussi. Tout comme elle saurait le relever. Dans le cas contraire, elle serait lésée. Hors de question de l’être. Mais elle se savait suffisamment différente de la norme pour s’en inquiéter réellement. Tout comme ils étaient extrêmement différents aussi. La fascination prenait peu à peu place, une fascination malsaine pour cet individu debout devant elle, si tant est que la fascination ait pu être saine. Les réactions de son vis-à-vis face à ce qu’elle pouvait lui répondre ainsi qu’à son petit cinéma étaient positives. Elle pouvait l’évaluer à deux choses : il n’avait toujours pas tenté de la tuer, auquel cas il aurait eu droit à une belle riposte de sa part, la belle restant sur le qui-vive, et son sourire restait toujours présent, tout comme la lueur de ses yeux restait inchangé, seule son intensité variant. Elle marquait donc des points. Satisfaite, un beau sourire carnassier, félin, étira ses lèvres pendant qu’elle tirait une nouvelle latte sur la cigarette à présent presque terminée, laissant la fumée grisâtre s’envoler ensuite dans l’air dans un soupir d’aise. Oui, d’aise, alors que la possibilité d’entamer un combat devenait plus forte tout comme s’amenuisait en même temps. Impossible, certes. Mais elle ressentait les choses de cette manière. Et après tout, n’était-il pas tout autant impossible que deux individus tels qu’eux puissent se retrouver ? Combien de chances y avait-il pour que ce genre d’évènements se produise finalement. Ils étaient si différents de la norme que leur propre existence relevait du miracle.

« Je n’ai pas non plus envie de me faire remarquer pour le moment. Après tout, je suis un homme de l’obscurité. Il me reste quelques affaires à régler dans ce village et j’aimerai pouvoir les régler tranquillement. »

Mh, un début de réponse tandis qu’il s’était approché d’elle, réduisant la distance de leurs deux corps tandis qu’Asami ne bougeait pas d’un poil. Seul son regard avait suivi le sien, défiant, amusé, alors que ce très léger sourire d’insolence pure, quasiment invisible, restait sur ses lèvres fines. Ses yeux clairs brillaient de malice, attendant la suite sans que mot ne sorte de sa bouche. Dans un geste d’une lenteur exquise, elle avait légèrement relevé la tête pour que son visage fasse face au sien, provocation ultime tandis que la distance les séparant était devenue minime. Le danger, lui, s’était décuplé, faisant naître une délicieuse sensation d’insécurité. Un simple mouvement et elle pouvait le tuer. Un simple mouvement et il pouvait l’achever. Ils étaient aussi désarmés que dangereux. Attendant la suite, elle avait vu la cigarette quitter ses lèvres pour voler au loin. Son sourire s’était élargi pendant que les lèvres du ninja se rapprochaient de son oreille droite. Elle sentait son parfum, l’odeur de ses cheveux. Un effluve de sang, de mort, de folie. Subtile. Délicieuse essence chatouillant ses narines, éveillant les sens.

« Et j’apprécierai grandement que cela reste entre nous deux, Asami. »

Au-delà du murmure, elle comprenait la menace, mais aussi l’accord imperceptible, presque inexistant se dessinant entre eux. Son regard avait retrouvé le sien tandis qu’Eishi se redressait légèrement, s’y logeant le plus naturellement du monde, cherchant à y planter ses racines. Sérieuse un éclair de seconde, le laissant entrevoir toute la noirceur de cette âme qu’elle possédait, son sourire était rapidement réapparu. Qu’on ne s’y méprenne pas : elle n’avait pas été déconcertée par cette proximité de plus en plus saisissante se dessinant entre eux deux. Asami ne faisait rien de ce qu’elle ne se permettait pas, trop prudente pour se laisser surprendre par elle-même. Ne bougeant toujours pas, laissant Eishi combler le vide les séparant tandis que son sourire s’élargissait, elle avait senti leurs souffles se mêler presque agréablement, sensuellement pendant qu’un nouveau murmure parvenait à ses oreilles :

« Et si tu voulais goûter à mes lèvres, tu n’avais pas besoin de le faire indirectement. »

D’amusement, elle s’était pincée les siennes. Et si ses yeux n’avaient pas été tels qu’ils étaient, Asami aurait presque pu ressembler à une gamine prise la main dans le sac. Quoiqu’elle n’y avait pas spécialement pensé à la base. Sa tête s’était très légèrement penchée pendant que son regard s’attardait sur la bouche d’Eishi. Proposition alléchante, elle jouait les intéressées hésitantes, allant jusqu’à pousser un profond soupir. Puis elle avait réduit dans une lenteur abominable la distance séparant leurs lèvres, les laissant se frôler sans chercher à se satisfaire. Elle était la provocation sous toutes ses formes, elle pouvait aussi jouer dans ce domaine et préférait largement sensualité à vulgarité, tout comme difficulté à facilité. Malgré tout, elle n’oubliait pas qu’il suffisait d’un geste pour que tout soit terminé, d’une garde baissée pour se faire avoir. Néanmoins… Le moment était bien trop improbable et délicieux pour le stopper dès maintenant. Entrouvrant légèrement ses lèvres, en profitant pour frôler les siennes à son tour, Asami avait finalement posé sur ces dernières l’un de ses fins doigts gantés. Laissant un fin sourire apparaître à nouveau, elle avait susurré :

« C’est une proposition alléchante pour un accord alléchant, si tant est qu’il y en ait réellement un. J’ose espérer que ce qui est valable pour toi l’est aussi pour moi. »

Remarque évidente, certes, mais ô combien nécessaire lorsqu’il s’agissait de deux individus comme eux. Ses yeux avaient retrouvé les siens, laissant sous-entendre que s’ils jouaient, l’accord, lui, était bien plus sérieux. Et ne serait valable que tant qu’ils seraient tous les deux à Kiri. A nouveau, elle avait soupiré, laissant son souffle se mêler subtilement à celui du jeune homme pour ne faire qu’un. La brise glaciale était devenue plus forte, agréable. Quelques mèches de ses longs cheveux d’un noir de jais, fins, étaient allées caresser le visage d’Eishi pendant que l’index de la jeune femme quittait ses lèvres, glissant jusque dans le cou du jeune homme doucement. Là, elle avait scellé le pacte d’un baiser aussi passionné que bref, laissant sa langue danser avec la sienne l’espace de quelques secondes à peine, sensuellement, avant d’éloigner sa tête, doucement. Contraste choquant entre l’échange et la manière de le terminer. Nouveau soupir tandis que son regard retrouvait à nouveau le sien, plus malicieux que jamais. Le baiser, à la fois court et intense, n’avait pour but que d’apporter une frustration tentante, alléchante, valable aussi bien pour lui que pour elle. Nécessaire pourtant. Elle restait insaisissable, aussi maîtresse de la danse que lui. Le silence s’était installé jusqu’à ce que le dernier râle d’agonie du torturé ne se fasse entendre. Toujours prudente, elle avait posé ses yeux sur lui pour le voir face contre terre. La brise glaciale s’affaiblissait, devenant subtile, bien plus agréable. La Mort partait, entraînant son nouvel ami avec elle. Devant ce nouveau spectacle, Asami était restée muette, laissant la brise s’engouffrer délicieusement dans ses cheveux, caressant son visage aussi doucement qu’une mère à son enfant. La proximité entre leurs deux corps était toujours là. Instinctivement, elle avait posé l’une de ses mains sur son torse.

« On dirait que tu as offert à la Mort un nouveau copain. »

Souriant légèrement, différemment cette fois, la jounin avait fixé l’ANBU pendant un moment, silencieuse, fouillant son regard sans trop vraiment savoir ce qu’elle cherchait. Elle avait relevé la tête, le défiant une nouvelle fois, retrouvant sa provocation habituelle dans un nouveau sourire, malin, alors qu’elle passait subtilement sa langue sur ses lèvres, comme pour savourer le goût que celles d’Eishi avait laissé sur les siennes. Puis elle s’était reculée de quelques pas, plus pour le jeu que pour retrouver une distance raisonnable entre eux deux, laissant de nouveaux mots s’échapper de sa bouche :

« Bien. Je suppose que l’accord est conclu maintenant. A moins que tu n’aies quelque chose à rajouter. Ou à faire. »

La jounin jouait avec le feu. Mais elle continuait d’évaluer les risques. S’amuser avec les limites des autres, les enfreindre et revenir ensuite sur ses pas… Tout ceci était sa spécialité pour voir jusqu’où les autres pouvaient aller. Malgré sa prudence, elle aimait le danger porteur d’intérêt, lui donnant la sensation de s'échapper d'un quotidien purement insipide. Toujours tournée vers lui, un sourire bien plus provocateur que ceux le précédent était venu étirer ces lèvres qu’il avait à peine eu le temps de connaître. Elle le cherchait, oui. Mais sur ce plan là, il avait été le premier à les lancer dans ce nouveau jeu.

[HRP : Pas de soucis pour la réponse x) Et en effet, je vois le retour en force xD Bref, j'espère que la mienne te plaira~]
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MessageSujet: Re: Souvenirs, souvenirs - pv Eishi   Sam 16 Avr - 14:10

Tout cela n'étais qu'un jeu. Cette scène. Ces gens. Ce monde. Cette vie. Après tout, la vie n'est elle pas une comédie dans laquelle chaque être humain a un rôle, essentiel ou futile ? Mais si la vie entière et dans toutes ses formes n'étaient que comédie, qu'était ce donc que la mort ? La mort était pour tous les êtres humains ce qu'ils appelaient cordialement une "fin". Mais est ce vrai ? Si la vie est vraiment une pièce de théâtre, un simple jeu, la mort ne serait elle pas un "début" ? un "renouveau" ? L'esprit humain était bien trop fermé pour voir les choses ainsi, sa peur de la "fin" le rendant fou. Mais, quelqu'un de déjà fou depuis longtemps comme Eishi, qui avait jouer avec la mort un nombre incalculable de fois, allant même jusqu'à danser avec elle, eut il la possibilité d'ouvrir son esprit à de tels éventualités ? Et bien oui. Il pensait très sincèrement que si l'on était dans ce cas de figure, alors il devrait jouer un rôle majeur et dévastateur avant de ne débuter sa véritable existence. Peut être que s'il arrivait à faire changer le monde, il aurait une vie parfaite après le tomber de rideau. Ce n'était certes que des suppositions se basant uniquement sur son esprit dément, mais après tout, lorsqu'il voyait ses victimes de torture agonisé à ne plus pouvoir en toucher mots rendre leur dernier soupirs, il avait comme l'impression qu'elles éprouvaient une sorte de béatitude, de libération. Était ce son imagination trop débordante ou bien une conjecture avérée ? Il ne le savait guère, car il n'existait nul preuve, juste... une impression, un sentiment. Mais si cela s'avérait vrai, alors il allait faire de ce monde son terrain de jeu, sa pièce de théâtre, c'est ce qu'il avait décidé.

Face à cette femme pour qui il éprouvait une étrange attirance, Eishi sentait son amusement grandir sans cesse. Lui qui n'avait côtoyer que des gens rébarbatif durant son existence à KiriGakure no Sato, il ne s'était rendu compte qu'une personne comme lui vivait aussi céans seulement après des années et des années. Il était en ce moment en territoire inconnu, un territoire pouvant être ennemi comme ami. Les opposées s'attirent comme l'énergie positive attire la négative, mais l'on dit aussi qui se ressemble s'assemble... Où se situerait donc la vérité dans tant de confusion ? Existait elle vraiment ? Tant de question sans réponses régnaient dans les pupilles follement brillante de sadisme de l'ANBU alors qu'il parlait, observant sa vis à vis. Elle était véritablement intrigante. Son sourire carnassier et provocateur ne déniait la quitter alors que son regard malicieux n'avait de cesse de défier son interlocuteur. Lui comme elle, tout deux représentaient le mensonge dans sa définition la plus perverse, parce qu'il mentait pour le plaisir de voir les autres se bercer d'illusions. Mais un jour viendra où ils seront obligés d'anéantir la fiction pour faire apparaitre la réalité. Mais à ce moment, elle était un combat qu'il devait gagner à tout prix pour pouvoir préparer un départ que KiriGakure no Sato n'oublierait jamais. Il avait pour cela décidé de s'aventurer dans le dangereux domaine de la séduction, dans lequel il excellait sans aucun doute, mais la femme en face de lui était bien plus imprévisible que quiconque ayant été un jour l'un de ses objectifs, mais cela ne l'excitait qu'encore plus. Il s'était petit à petit rapprocher d'elle, jusqu'à même que leur souffle se mélange, susurrant des paroles pleines de sous-entendus, s'enivrant de son parfum. Elle aussi n'était pas restée passive longtemps d'ailleurs. Elle s'était au fur et à mesure des paroles du futur membre d'Akatsuki rapproché, jusqu'à même effleurer les lèvres d'Eishi avec les siennes entrouvertes, provocatrice et joueuse. Si ses yeux ne la trompait pas, Eishi aurait pu croire à une victoire facile, mais son regard montrait son imposture, ce qui rendait le jeu de plus en plus intéressant. Alors que la distance les séparant était presque inexistante, un doigt ganté vint se posé sur les lèvres de l'ANBU et un sourire s'étira, avant qu'un susurrement ne vint combler le silence qui régnait autour d'eux, alimenté par ce vent glacé.

« C’est une proposition alléchante pour un accord alléchant, si tant est qu’il y en ait réellement un. J’ose espérer que ce qui est valable pour toi l’est aussi pour moi. »


Remarque plus qu'évidente ? Et bien pas forcément. Après tout, ils étaient tout deux des menteurs et des manipulateurs invétérés, alors leur faire confiance quand on connaissait leur vrai personnalité était inenvisageable. Enfin, pour une personne censée. Mais tout deux étaient loin de l'être. Un pacte était en cours d'écriture, un pacte qui à chacun promettrait le silence. Un pacte qui prendrait fin au moment même où leur bandeau du village de la brume se retrouverait barré à la verticale, quand ils tourneront le dos à cette patrie qui n'a jamais vraiment été la leur. Quelques mèche ébène vinrent chatouillé le visage brun clair d'Eishi alors que l'index d'Asami avait quitter ses lèvres pour longer son cou. Leur pacte fut scellé dans un baiser ardent, passionné et pourtant si éphémère, durant lequel leur deux langues effectuèrent un balais langoureux et sensuel, ne se laissant pas une seule fois dominer par l'autre, avant que la Jônin ne le rompt, reculant sa tête, alors qu'un fin filet de leur salive fusionné se brisait, faisant naître une pressante et agaçante frustration. Après tout, cela aurait été trop facile si elle avait cédé ainsi, il lui avait fallu rester maitresse d'elle même, pour que le jeu dure encore, plus provocateur et excitant qu'avant. Elle désirait encore être maitresse du jeu, cela se voyait aisément dans la malice de ses pupilles brillante pourtant d'un étrange éclat. Eishi passa sa langue sur ses lèvres dans un mouvement sensuel, s'abreuvant du gout laissé par Asami. Exquis. Au même moment, l'ultime supplice du condamné retentit, dans un courant d'air froid, s'éloignant pour laisser place à une brise plus agréable, comme si la Faucheuse avait eut ce qu'elle désirait. Le sadique psychopathe pouvait aisément imaginé la Mort et son nouveau compagnon s'éloigner, tel deux vieilles connaissances. Comme à chaque fois qu'il assistait à ce spectacle, il sourit étrangement, une expression béate accroché au visage, ses cheveux dansant sous le mouvement mélodieux du vent. Étrangement, sa comparse semblait dans le même état que lui. Elle posa ses mains sur son torse avant de murmurer une parole qui s'éleva doucement dans la nuit noire.

« On dirait que tu as offert à la Mort un nouveau copain. »


Elle posa son regard dans celui d'Eishi, semblant chercher quelque chose de profond, d'imperceptible. Ce dernier cru un moment se reconnaitre, étrangement, dans ce regard évasif devant la douceur presque familiale de la mort.

« Hm...Oui... »


Puis tout redevint normal alors que la mort avait complètement disparu. La jeune et belle femme se reprit et retrouva son sourire et son air provocateur et insolent, se pourléchant les lèvres, puis elle se recula légèrement, replaçant entre les deux fous une distance raisonnable. Le seigneur d'ébène se reprit aussi, la démence et le sadisme réapparurent dans ses mirettes dorés. Eishi passa dans ses cheveux une main habile, soupirant légèrement, son sourire ne le quittant pas. Des mots s'élevèrent à nouveaux, s'échappant des lèvres douces de la Jônin.

« Bien. Je suppose que l’accord est conclu maintenant. A moins que tu n’aies quelque chose à rajouter. Ou à faire. »


Un rire amusé s'éleva pour l'énième fois sur la plaine vide. C'était celui de l'ANBU qui trouvait de plus en plus amusante les provocations de la jeune femme. Elle aimait jouer avec le feu, provoquer, tester les gens. Voilà un point commun qu'elle possédait avec Eishi. Le sourire de celle ci était un cran au dessus de tout ceux qui l'eut précédé, elle commençait vraiment à y prendre gout à ce jeu semblait il. Le futur membre de l'organisation se baissa et posa sa main sur le corps de sa victime. Soudain, une matière noir de constitution étrange vint recouvrir en entier le corps inertes et tout ses dépôts corporels qui auraient pu servir de preuve contre le Kurayami. Lorsque la matière sombre et houleuse commença à régresser, le cadavre ainsi que tout les débris lui ayant appartenu et les armes de tortures d'Eishi avaient mystérieusement disparus, comme si tout cela eut été happé par les ténèbres. l'ANBU se releva et regarda l'horizon, qui semblait s'éclaircir étrangement. Ils avaient passé une bonne partie de la nuit à parler. Le temps avait passé plus vite que prévu... Le ténébreux marcha lentement, son écharpe blanche immaculé virevoltant au vent, en direction de la Jônin. Il s'arrêta devant elle, ayant rétabli une certaine proximité entre eux, avant de parler, le sourire l'ayant quitté étrangement.

« La première ronde des ANBUs va débuter dans peu de temps. Cela serait suspect de nous voir tout deux à une heure pareil alors que personne ne nous a jamais vu ensemble. Ce ne serait pas très conventionnelle. »


Il avait finis son discours avec un sourire amusé et teinté de folie. Puis il se rapprocha, avant d'ajouter doucement :

« Notre accord est conclu, même si j'aurais préféré continuer cette très plaisante conversation. Mais avant que je m'éclipse, laisse moi te rendre ton baiser... »


Il passa sa main droite derrière la nuque de la Jônin et scella une nouvelle fois leur lèvres dans un baiser passionné et délicieux, faisant danser sa langue avec celle de sa vis à vis. Cette fois ci, l'instant dura légèrement plus longtemps. Eishi se délecta de ce moment, avant de rompre le baiser, les lèvres humides esquissant un sourire satisfait. Il lança un regard furtif autour de lui pour vérifier qu'il n'y avait personne, puis il disparut dans un murmure.

« Nous pourrons continuer cela... Tu sais où me trouver... Hun hun... »


| HRP: Alors, là tu as le choix, soit on continue le passée sur un nouveau flashback soit on retourne au "présent" Wink |
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Souvenirs, souvenirs - pv Eishi

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