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When I met the Silencer Boy ~ [Pv Soft Fury]

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Je m'appelle Kiina et je suis un ninja.


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Chunnin de Suna



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MessageSujet: When I met the Silencer Boy ~ [Pv Soft Fury]   Sam 23 Avr - 11:41

Quatre jours. C’était le temps qu’il nous avait fallu pour arriver jusqu’à Kumo pour la rencontre inter-villages. Durant cette période, j’ai eu tout le temps de réfléchir. J’ai d’abord pensé à mon père, ce déserteur doublé d’un assassin dont je ne connaissais que le nom. De tout mon être je souhaitais le revoir, simplement parce que c’était mon père. J’avais d’innombrables questions à lui poser. A commencer au pourquoi il m’avait abandonnée… Mais je tâchais de vite oublier ces questions, car après tout il y avait déjà bien peu de chances que je tombe un jour sur lui qu’il me serait donc impossible de les lui poser un jour, en supposant qu’il y répondrait en plus… Je repensais ensuite à ma rencontre avec Takimaru, ce mufle de Gennin de Konoha qui avait eu la bien mauvaise idée de me voler un baiser durant notre combat. C’est en un soupire que je m’étais arrêtée, nous devions établir notre campement pour la nuit. Je m’installais sur une branche d’arbre en hauteur, j’aimais être en communion avec la nature, tout mon être se sentais apaisé lorsque c’était le cas. J’observais les étoiles cette nuit-là, lorsqu’un souvenir étrange me revint en mémoire. Il n’était pas particulièrement spécial, mais pour une raison que j’ignorais le visage de cet homme me revint en mémoire, à la lueur astrale des étoiles…


Début du Flash-Back



Ce souvenir ne datait pas de quelques années comme la rencontre avec mon père, mais seulement de quelques jours. J’étais en mission à Konoha à ce moment-là. Cette mission de rang C consistait à escorter un Sunajin jusqu’à son village d’origine et le faire rentrer ensuite chez nous sain et sauf. Cet homme était Mr. Otsuki, mon voisin à Suna. Je l’avais donc amené jusqu’à Konoha et l’avais laissé seul à seul avec sa famille le premier soir. J’avais dormi sur une pierre plate avec mon sac de voyage pour oreiller. Mais lorsque je me réveillais, je tombais nez-à-nez avec un étrange garçon blond nommé Takimaru. Ce jour-là, j’avais passé la journée avec lui. Nous avions combattu ensemble et ce combat c’était terminé, à mon grand regret, en match nul. Il m’avait ensuite hébergé le temps que l’orage qui s’abattait au dehors ne cesse. Ensuite j’étais partie et avais retrouvé Mr. Otsuki qui m’avait fait part de son désir de rester un peu plus longtemps à Konoha, me proposant de m’héberger pour les nuits où il resterait ici en plus. J’avais accepté sans broncher.


Mais le garçon dont je me souvenais n’était pas Takimaru.



Lors de mon second jour à Konoha, je me suis réveillée dans un hamac chez Mr. Otsuki. J’avais très bien dormi cette nuit-là et j’avais déjeuné chez Otsuki et sa famille. J’étais gênée de m’imposer ainsi chez eux, malgré leur invitation. Je ne me sentais pas à ma place ici, d’ailleurs à bien y réfléchir je ne me sentais à ma place nulle part. J’étais partie tôt de chez eux ce matin-là. Les faibles rayons de l’astre solaire éclairaient le village de leur douce chaleur. Il m’était agréable de profiter d’une chaleur douce et non agressive comme on pouvait la percevoir à Suna. Je me suis longtemps baladée dans les rues de Konoha en observant du coin de l’œil la rosée du matin réveiller les plantes sur lesquelles elle s’était imposée.

Je regardais également avec un plaisir non dissimulé des enfants d’ici plonger leurs pieds dans les flaques d’eau, uniques restes de l’orage de la veille à en croire de ciel d’azur comparable à la couleur de mes yeux. J’aimais les enfants, bien que les observer jouer ensemble me rappelait bien qu’à leur âge moi j’étais seule au monde avec un homme tyrannique. Je n’avais pas d’amis, en encore moins quelqu’un pour me prêter main forte. La nature quant à elle me rappelait qu’à Suna il nous était très difficile de faire pousser une quelconque plante en dehors d’une serre. Lorsque je n’étais pas en mission, je passais mon temps à chercher des fleurs sauvages aux alentours de la ville. Ces plantes me rappelaient ma propre personne, car eux comme moi, nous devions nous battre dans ce monde hostile pour vivre, mais aussi pour se faire accepter à notre vraie valeur.

Plus le temps avançait, plus le soleil montait dans le ciel et me réchauffait de ces doux rayons. J’étais ce jour vêtue d’une simple robe bustier noire dont la longueur s’arrêtait un peu au-dessus de mes genoux. J’avais toujours un petit bandage au bras droit, à l’endroit où Takimaru m’avait blessée durant notre entrainement. J’avais pour unique bijou une croix d’or qui pendait à mon cou, je ne la quittais jamais. Mes cheveux rosés étaient comme à leur habitude attachés en une simple queue de cheval haute, attachée par un ruban noir. J’avais bien évidemment mes sempiternelles bottines noires qui cachaient dans chaque chaussure un Kunai au cas où je me ferais attaquer.

Je marchais donc à l’aveuglette dans ces ruelles qui m’étaient inconnues. Je rêvassais, car je ne savais pas quoi faire. Je passais devant un vendeur arme. En passant devant je ne pensais pas qu’il me manquait d’armes, mais c’est après que j’y pensais. Je fis donc demi-tour et entreprit de me diriger d’un pas assuré vers la boutique. Mais avant que cela ne se fasse je percutais un passant. Ignorant sa présence, je l’avais bousculé par mégarde et de ce fait, je m’étais retrouvée au sol.


« Aie. Désolée Monsieur, je ne vous avez pas vu… »



Je plantais mon regard bleuté dans celui de l’homme qui me faisait face pour tenter de m’excuser par le regard de mon impertinence mais surtout de mon inattention.


Dernière édition par Kiina le Ven 29 Avr - 11:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When I met the Silencer Boy ~ [Pv Soft Fury]   Dim 24 Avr - 22:21




When I met the Silencer Boy








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La nation du feu : de puissants arbres aux feuilles émeraude, des lacs saphir à la clarté inaltérable, un ciel azur aux milles oiseaux volant au grès du vent sous un soleil rubis… En somme, l’une des plus belles contrées, un trésor magnifiant aux richesses infinies. Et derrière cette lumière réconfortante aux premiers abords, se masque dans l’ombre la traitrise, la honte, la peine. Je me souviens que, plus jeune quand mon âme était encore affiliée à l’une de ces peuplades guerrières, Kumo, la violence de ces hommes, meurtrie la plénitude de mes pensées. Je croyais à ce que les dirigeants de mon village disaient. J’y croyais même un peu trop à vrai dire, car quelle a été la surprise de voir qu’au final, cette perfection, cette beauté vaguait à d’autres opportunités : celles d’enrichir toujours plus valeur et vantardise pour glorifier sa force face aux autres groupements ninjas.

En ce jour de beau temps, je me hâtai vers ses horizons, affublé d’une mission de reconnaissance permettant à mon organisation de maximiser sa future attaque sur la zone délaissée, dite fragile que « la feuille » n’aurait pas réussis à combler. Alors seul au milieu des chênes imposants de la forêt du feu, j’avançai avec peu d’emprunt et pour seul intérêt la réussite de cette tâche. Levant les yeux au ciel entre deux bouffées de nicotine, j’admirai un paysage mouillé d’une soirée orageuse. De nombreuses larmes perlaient encore du bout de ces ovales verdoyants, avant de s’abattre, éphémères, sur un sol recouvert de cette même teinte naturelle. A chacun de mes pas, je revoyais défiler dans ma tête la désertion qui fit de moi ce que je suis aujourd’hui :

Le soir de cette échappatoire, la pluie tombait dans un fracas assourdissant, mélangeant à sa froideur amère, les larmes bouillantes de rage qui suintaient le long de mes joues. Ma cadence était alors tout autre, je filai si vite au dessus des arbres, que chacune des gouttelettes s’écrasaient violemment sur mon visage déjà martyr d’une peine insipide. Le pourquoi de cette course se mouvait derrière moi : cette femme hurlant mon nom dans le but que je me stoppe, que je l’écoute, que je retourne là où le vice perpétuait.

Cette nuit tempêté aurait pu être hier, quand les feuillages s’agitaient au point de se détacher, quand les oiseaux qui chante aujourd’hui c’étaient rabattu dans leur nid à l’abri du souffle du vent. Et pourtant mon histoire remontait à trois ans, ses années de mensonge s’effaçait sur la courbe du temps.

Lentement, je me retrouvai vers les portes du village prenant grand soin d’effacer toute trace d’animosité. Avançant en silence j’y regagnai ses ruelles qui tranquillement se remplissaient au fur et à mesure que les rayons du soleil s’abattaient sur le sol humide. Sans les dégâts commis par Pein lors de son attaque, mon entrée aurait très certainement été remarquée, moi-même ne disposant d’aucune capacité pour déjouer les barrières de garde mises en place quant à la protection de l’état. Alors je remerciai cet homme que je n’avais jamais réellement connu, autrement que par les dires du grand chef de l’Akatsuki : Madara. Lui prenait plaisir à troubler les entendements du jeune Uchiha, Sasuke en lui livrant bon nombre de mission.

Quant à moi je vaguai à présent entre les murs imposants de Konoha, analysant le moindre détail, la moindre faille indispensable à nos futures machinations. Du coin de l’œil j’observai les enfants matinaux qui dans des flaques d’eau s’amusaient, toujours ce sourire innocent fixé aux lèvres. Pauvres d’eux qui croyaient que la vie était belle, à l’heure âge, j’avais déjà du sang sur les mains et malheureusement, peut être bientôt le leur. […]

Soudain quelqu’un me percuta, me faisant alors émergé des pensées dans lesquelles j’avais à nouveau sombré. Abaissant la tête dans la direction de l’impact, ce fut une jeune femme aux cheveux roses qui difficilement se redressait, tout en me clamant le plus sincère des pardons. Là où j’aurais très probablement mal réagit, je ne pouvais lui en vouloir, elle demoiselle au regard océan. Tendant la main, je l’aidai à se rétablir avant de l’analyser plus en détail. Assez fine et petite, elle devait néanmoins être âgée de seize ou dix-sept ans. Confuse, elle renouvela ses excuses, y ajoutant une fois encore un mot qui restait coincé en travers de ma gorge. Esquissant un visage avenant, je pris la parole à mon tour :


- Ce n’est rien, et je t’en prie… Appelle-moi Life.
À son cou, pendait une croix d’or qui sans que je ne puisse l’expliquer m’attirait… Puis tournant la tête dans la direction que la kunoichie semblait emprunter, j’en conclus assez rapidement qu’elle souhaitait se rendre chez le marchand d’arme où j’avais précédemment mis les pieds. Inspirant profondément, je repris sur un ton tout aussi calme et courtois :


- Tu voulais te rendre chez ce commerçant c’est bien ça ? Il vient de fermer boutique : la plupart de ses articles étant vendus, il préfère attendre une livraison avant de rouvrir ses portes…

Frappant d’un revers de main ma veste de soirée, j’en profitai pour la remettre en place suite aux plissures formées par notre collision. Détachant mes yeux des siens, je reprenais ma route cette fois-ci en direction de la sortie du village.


- Marchons un peu qu’en dis-tu ? Je t’ai dis mon nom, pourtant je ne connais le tien… Qui es-tu, que fais un ninja de Suna ici, et que représente cette croix que tu portes autour de ton cou ?

Mes questions formulées à tour de bras, j’attendais en silence, pas après pas, que la demoiselle daigne me répondre…



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MessageSujet: Re: When I met the Silencer Boy ~ [Pv Soft Fury]   Mar 26 Avr - 0:12

Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant l’étrange personnage que j’avais heurté. Lorsqu’il me tendit sa main pour m’aider à me relever, je l’acceptais timidement. J’avais une étrange impression. Cet homme me rappelait ces poupées en porcelaines que certaines personnes collectionnaient, pour cela j’avais peur de briser sa main en m’appuyant trop dessus. Je me relevais rapidement pour observer cet homme à la beauté subjugante. Son visage était en un premier temps froid, ou plutôt dénué d’expression alors que la pâleur de sa peau faisait penser à la froideur de la glace. Quant à son regard, il me faisait froid dans le dos : très clair, j’avais l’impression d’être face à un prédateur avide de sang alors qu’il n’en était sans doute rien. Sur ce, son expression changea du tout au tout pour devenir plus agréable et douce, suite à ce qu’il m’ait observé tout comme je l’avais fait un peu sous le choc de cette apparition.


« Enchantée, Life… »



Je trouvais que son nom avait d’étranges sonorités mais n’y prêtais pas plus d’attention, après tout le mien n’était pas mieux... Il tourna son visage dans une autre direction, je pensais qu’il allait partir mais il n’en fit rien. J’en profitais pour observer sa chevelure aux teintes dégradées, en effet la racine était blanche comme neige et la pointe de chaque mèche était quant à elle noire charbon. Je me demandais intérieurement si cet effet d’optique était naturel ou artificiel ? Il m’adressa de nouveau la parole en évoquant mon désir de me rendre chez un vendeur d’arme. Il ne me conseillait pas d’y aller car il venait de fermer. Je fus un peu déçue par cette révélation car il me faudrait peut-être plus d’armes pour mon retour à Suna. Je me surpris à lui faire confiance à ce sujet. Bien que je ne le connaisse pas, cet homme était peut-être d’ici contrairement à moi et avait voulu aimablement aider l’étrangère que j’étais. Après tout je portais mon insigne ninja ce jour-là, comme tous les jours. Mais je l’avais cette fois attaché autour de mon bras, là où Takimaru m’avait blessée, histoire de camoufler la blessure. Je lui souris toutefois pour le remercier de l’information.


« Eh bien merci de l’information. »



Au moins je n’irais pas à un endroit où je ne serais pas agréablement reçue. Je remarquais alors la tenue assez spéciale que portait celui qui me faisait face. On aurait dit qu’il se rendait à un gala tant sa tenue était élégante. J’étais impressionnée par les finissions de son costume, et particulièrement de ses dentelles, auxquelles il donna un coup pour les remettre en place après notre rencontre fortuite. Suite à son geste, je fis de même derrière moi pour enlever la poussière qui avait voulu s’incruster sur ma robe noire. Il m’était en effet très rare de croiser des personnes vêtues de costume à Suna, la température étouffante ne nous permettait pas d’en mettre et puis il me semblait bien que je n’avais jamais vu aucun haut membre de Suna porter des vêtements aussi… Particulier ? Cet homme aurait bel et bien eu sa place dans une vitrine de boutique bourge.

Mais alors que je crus que nous allions simplement nous séparer, le jeune homme me proposa de marcher avec lui. Etonnée de la proposition, je ne refusais toutefois pas l’invitation et me mis à marcher dans la même direction que lui. Sans doute avais-je agis ainsi car j’avais du temps, si ce n’est des heures à perdre en attendant le soir. Il se mit à me poser une ribambelle de questions qui devenaient de plus en plus gênantes. Cependant le fait qu’un inconnu me pose des questions sur ma personne me fit sourire, certes ce n’était peut-être qu’une forme de politesse mais cela me réchauffa le cœur. Il m’était rare de rencontrer des gens qui me posaient des questions sur moi, aussi aimables paraissaient-ils. J’acceptais donc de répondre à une partie de ses questions après avoir esquissé un sourire, qui devait paraitre un peu enfantin vu l’effet que ses questions m’avaient faites.


« Je suis Kiina, et comme vous l’avez bien observé je suis une ninja de Suna, une Chunnin. Ce que je fais ici ? Je suis tout simplement en mission. »



J’avais fait exprès de ne pas trop en révéler à mon interlocuteur. Il avait certes l’air aimable mais ma mission ne le concernait pas alors je n’allais pas m’attarder sur de tels détails. Il n’allait pas non plus me demander mon nom de famille étant donné qu’il ne m’avait pas donné le sien, c’était une question de logique. D’autre part il avait sans doute remarqué que je n’avais pas cessé de le vouvoyer mais j’avais une bonne raison. D’accord sa tenue me mettait déjà un peu mal à l’aise, mais il semblait avoir une vingtaine d’années alors que j’en avais 17. Or je ne tutoyais jamais mes aînés, simple question de respect. De plus je ne le connaissais pas personnellement avant de l’avoir percuté, ce qui me faisait une autre raison de ne pas employer de familiarités avec lui. Cependant il était certain que je n’agissais ainsi que parce qu’aucun de mes aînés de m’avait demandé de les tutoyer mais cela est une autre histoire…

Concernant sa dernière question, je n’avais pas vraiment envie d’y répondre. Simplement parce que je ne voyais pas comment lui répondre. Il ne me connaissait pas et aurait peut-être une mauvaise idée de moi si je lui disais que cette croix avait appartenu à mon père, un déserteur de Suna. Je ne voulais pas qu’il ait d’apprioris comme beaucoup de gens de mon village qui pour une partie connaissaient bien mon histoire. J’effleurais donc du bout des doigts la croix dorée qui pendait à mon cou et brillait de milles éclats sous les rayons du soleil matinal.


« Quant à elle… Disons qu’elle représente pour moi le souvenir de mon père. »



J’eus un triste sourire à cette révélation. Elle sonnait comme si mon père était mort, ce qui était peut-être le cas après tout, je ne le saurais jamais. Je ne lui en voulais pas non plus de m’avoir abandonnée. Ce qui était sûr, c’était qu’il n’était pas là, mort ou vivant, ça ne changerait pas grand-chose de toute manière. J’avalais donc la boule qui s’était formée dans ma gorge après avoir repensé à lui et reporta mon regard vers mon voisin de balade. Je lui souris gentiment, cherchant pas à pas moi aussi des questions à lui poser. Il était sûr et certain que j’allais le questionner sur sa tenue. Mais je remarquais également qu’il ne portait pas l’insigne ninja de Konoha, d’ailleurs il ne portait pas d’insigne du tout. Peut-être ne la mettait-il pas à cause de sa tenue ? A moins qu’il n’était pas ninja comme moi… Je m’aventurais à le lui demander.


« Et vous ? En quel honneur portez-vous cette élégante tenue ? De plus il me semble que vous ne portez pas d’insigne ninja, est-ce que votre tenue vous empêche de la porter ? A moins que vous ne soyez pas ninja ? Et si c’est le cas, d’où venez-vous ? »



Formuler moi aussi un certain nombre de questions toutes ensembles me fit sourire, je n’étais pas habituée à demander des informations à des inconnus sur leur personne, et encore moins autant dans le même temps. J’attendais à mon tour les réponses à mes questions, une aura d’étrange m’embaumant depuis que j’avais rencontré cet étrange jeune homme.
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MessageSujet: Re: When I met the Silencer Boy ~ [Pv Soft Fury]   Jeu 28 Avr - 19:42




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Au milieu des ruelles qui d’amont en aval se remplissaient, je sentais le regard de cette jeune demoiselle posé sur moi, pourvu d’un intérêt certain. Elle ne se doutait de rien, où du moins ne me voyais pas comme un criminel de la pire espèce. Bien au contraire, au fond de ses yeux bleus, j’apparaissais comme un homme à la teinte significative d’une faiblesse grandissante. Cette vision se concrétisa à la seconde même ou ma main caressa la sienne alors que mes attentions étaient des plus courtoises. L’aidant à se relever, elle esquissa un sourire mitigé entre confusion, allégresse, et douleur, croyant que cet effort banal me ferait souffrir davantage. La vitesse qu’elle eut pour briser cette étreinte me fit doucement rire, je n’étais pas habitué à telles dispositions. Puis elle se présenta à son tour, avenante et pleine de respect. Ses premières paroles me mirent tout de suite la puce à l’oreille : elle était en mission. Comme tout ninja se devait d’être : discret, la chuunin du vent n’osa m’en dire plus, gardant ce semblant de rigueur nous séparant. J’avais envie d’être mis au parfum, savoir de quoi il en retournait précisément, mais j’étais persuadé que toute tentative serait vaine et ne me mènerait nulle part. Alors j’acquiesçais dans le plus perturbant des silences, un hochement de tête assez maladroit qui laissait exprimer mon désir d’en savoir plus.

Muette, elle n’avait pas complètement répondu à mes questions, et de nombreux pas séparèrent le début et la fin de sa prise de parole. Ainsi cette croix d’or appartenait autrefois à son père, lui qui au timbre de la jeunette semblait avoir disparu. Je ne m’attarderai pas plus sur ce détail qui visiblement, faisait monter en elle un chagrin provocateur. Pourtant j’hurlai intérieurement à la réponse, cette croix qui dans des pays lointains, était significative de vie, de liberté, de pureté. Pour elle, il devait en être tout autre ; un souvenir comme un présent, une sorte d’emblème important mais sans valeur quant à son histoire originelle. Mes yeux décrochèrent finalement de son cou, se fermant pour oublier que chacun possédait sa propre histoire, et que comme moi cette demoiselle avait dû souffrir par le passé.

Nous avions quelque peu avancé avant que mon fort-intérieur ne me fasse réagir. Après cette multitude de question, il était plus que probable que Kiina réagisse pareillement à ce que je venais de faire, en me harcelant à son tour d’interrogation. De plus, j’encaissais déjà ses nombreux regards qui coup après coup m’analysaient complètement. Ma tenue semblait la choquer, ou du moins la faire réagir quant à ma fonction professionnelle. Par ailleurs elle cherchait un insigne pour m’y attribuer un village ninja, ceci lui aurait permis de réduire les quelques énigmes qui trottaient dans sa tête, ou du moins ce que j’en pensai. Sans dire un mot j’établissais une sorte de stratégie pour me démettre du pétrin dans lequel j’avais plongé à pied joins. Effectivement, je me voyais difficilement lui dire que j’appartenais à l’organisation de la lune rouge, ici en plein milieu du village caché de Konoha. Alors je m’apprêtai à lui mentir, en lui disant que je n’étais qu’un négociant commerçant de Kumo, venu spécialement sur ces terres pour y prendre la commande du marchand d’arme de notre lieu de rencontre. Tout concordait parfaitement à cette révélation : mon affable costume, ma connaissance des armes et le profit que j’y portai. Puis à nouveau mes prunelles croisèrent les siennes alors que ses lèvres en mouvement formulaient le reflet de mes pensées. Je n’étais pas un menteur aguerri, et le seul fait de lui avoir donné un faux nom me déplaisait déjà.


- Cette tenue ? Oui je l’aime beaucoup pour sa distinction et son confort. Elle m’offre un tout autre regard du monde extérieur, et réciproquement les gens me regardent autrement. J’y prête beaucoup d’attention mais cela ne veut pas dire que je me laisse emporter par de futiles manières.


Un rictus au coin de l’oreille, je me laissai porter par l’attente de mon nouveau compagnon toujours avide de réponse. Je ne tarderai à le repaitre d’une vérité dérangeante, mais pour l’heure j’entrevoyais au devant des rues bombées de monde, les gigantesques portes du village. Mon voyage ici allait bientôt se conclure sur un au revoir, avant que dans le souffle du vent je ne retrouve une liberté bien à moi. Il était sûr que je garderai en souvenir le nom de cette jeune kunoichie qui m’avait par hasard rappelé les plaisirs d’une communauté soudée.

Arrivé là où nous allions nous quitter, je lui fis face plongeant une énième fois mes billes blanchâtres dans la clarté de ses saphirs. Mes longs cheveux s’agitèrent alors que la pluie revenait frapper un sol à nouveau sec, élevant dans les airs une odeur rêche sous forme de poussière. Saisissant chacune de ses mains dans les miennes, je courbai mon dos pour embrasser son ouïe de mes mots :


- Dans tes termes, j’ai perçu la tristesse d’avoir été délaissé, d’avoir connu la peine, plus encore quand tu tins en dialogue les souvenirs de ton père. J’ai vu dans ton regard une joie étouffée par la quête d’un but, celui de probablement trouver une réponse… Mon vrai nom est Soft Fury et non pas Life. Pourtant de là où provient ce terme, il signifie « la vie », l’importance que moi-même j’y porte. Tu attendais une réponse, savoir qui j’étais et d’où je venais. J’ai failli te mentir et crois moi je m’en excuse. J’ai déserté Kumo car mes yeux s’ouvrèrent suite à la mort d’innocents. Mon bandeau ninja, je l’ai quitté en comprenant que la communauté dans laquelle j’ai écris mon passé n’était que mensonge. J’ai cru au bonheur parmi elle, pourtant il n’en reste pas moins qu’une quête de puissance, la glorification d’un avènement perfide. Je te conseille d’ouvrir à ton tour les yeux : regardes les obligations que tes supérieurs te livrent : tes missions passent avant ta propre vie, car au sein de ton village tu ne représentes qu’une arme parmi tant d’autres.
Reprenant mon souffle, je relâchai ma poigne qui c’était accentuée au fil des mots qui avaient fusé en dehors de ma bouche. Cette force de conviction s’était répercuté sur les membres de ma belle interlocutrice à qui je n’avais pas fini de répondre.


- Je n’ai jamais autant parlé, et j’espère que tu m’en excuseras. Je me suis emballé car j’exprimai le besoin de te répondre. Mon nom est Soft Fury, et j’appartiens à un groupe que toi-même dois connaitre.

Lâchant ses mains, j’agitai mon bras droit pour y faire sortir une cape comme par magie. Trempée, je passai délicatement ce vêtement autour de Kiina pour éviter qu’elle n’attrape froid. Cette sombre tunique tachetée de nuages rouges, j’aurai aimé voir sa réaction quand elle aurait compris qu’il s’agissait d’une tenue de l’Akatsuki. Nonobstant, j’étais déjà loin perdu entre arbres.




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MessageSujet: Re: When I met the Silencer Boy ~ [Pv Soft Fury]   Ven 29 Avr - 11:45

Nous marchions depuis peu et pour une raison quelconque je portais mon regard sur le ciel lorsqu’il me répondit à la question concernant sa tenue. Etrangement il était plus chargé que quelques minutes auparavant, sans doute n’avais-je pas prêté attention à ce détail. De gros nuages gris apparaissaient au fur et à mesure au-dessus de nos têtes et il commençait de ce fait à faire plus frais ici-bas. Je croisais donc les bras, mes mains tentant tant bien que mal de me réchauffer. D’autre part je ne voyais pas en quoi il était confortable de porter un costume de cérémonie, personnellement cela m’aurait gênée mais après nous devions avoir des avis différents. Je commençais donc à me conforter dans l’idée qu’il n’était définitivement pas un ninja : au vu de la propreté de son vêtement, il n’allait pas essayer de le salir avec un combat… Je voyais bien qu’il portait un intérêt particulier à sa tenue, je me demandais pourquoi il y portait autant d’attention. Mais selon ses dires, il aimait que les gens le voient comme une personne spéciale, particulière. Sur ce point nous étions opposés, personnellement j’aurais préféré me faire accepter, me fondre dans la masse. Mais malheureusement le destin s’était acharné sur moi dès ma naissance, ce n’était donc pas possible…


« Je vois. »



Je ne le jugeais pas, après tout il ne m’avait pas jugé pour l’étrange couleur rosée de mes cheveux, ce que personnellement je trouvais totalement bizarre bien que ce soit ma couleur naturelle. J’aurais préféré être blonde, brune, voir même rousse, ainsi je ne me serais pas démarquée de la plupart des gens de mon espèce mais bon, il faut bien des exceptions sur terre. Autour de nous les gens regardaient eux aussi le ciel d’un air inquiet, certains pressaient le pas, d’autres pénétraient dans la première boutique qu’ils voyaient histoire de s’abriter de l’averse qui n’avait pas encore commencé. Tant et si bien que les rues qui étaient il y a quelques minutes bondées devenaient petit à petit de plus en plus désertes. Et dire que si j’avais été à Suna moi j’aurais été ravie qu’il pleuve. Décidemment la personnalité des gens change selon leur environnement.

Je me rendis finalement compte que je raccompagnais mon voisin aux portes du village. Alors comme ça il allait repartir si vite ? Il devait sans doute être là depuis plus longtemps que moi, ce qui faisait qu’il était compréhensible qu’il reparte. Il finit par s’arrêter, assez loin des pointeurs de Konoha, ce qui faisait qu’ils ne pouvaient nous voir : nous étions dans leur angle mort. Il s’arrêta finalement et me fit face. Bien qu’il me semble spécial, j’avais apprécié de discuter avec ce garçon. Ses yeux clairs resteraient dans mon esprit. Un coup de vent fit voler nos cheveux avant que la pluie ne commence à tomber en fines gouttelettes sur nos visages. A mon grand étonnement il me prit les mains et je pus constater la douceur des siennes. Mes joues s’empourprèrent légèrement face à ce geste tendre, mais j’osais espérer que le temps mitigé le lui cacherait.

Je l’écoutais avec attention et mon sourire disparu lorsqu’il mit des mots sur ma douleur. J’avais dû trop parler pour que cet étranger ait ainsi remarqué ma tristesse. Je m’en voulais alors qu’il continuait sa tirade. Je relevais toutefois la tête en entendant son vrai nom. Soft Fury, mais pourquoi m’avait-il menti ? Etais-je aussi bizarre qu’il s’était senti obligé de cacher son identité ? Qu’il m’ait caché son vrai nom me fit un peu mal mais j’étais néanmoins contente d’avoir fini par savoir son vrai nom. J’acceptais ses excuses d’un hochement de tête alors que la pluie battante me trempait le visage et ma chevelure, faisant foncer le rose clair de mes mèches. J’écarquillais les yeux lorsqu’il me dit qu’il avait déserté Kumo, c’était un ancien Ninja de ce pays qui l’avait quitté suite à la mort d’innocents. Mais que c’était-il passé à Kumo pour que ce jeune homme quitte son pays de la sorte ? Et puis pourquoi la mort d’innocents ? J’eus un instant pitié de lui, moi qui était dévouée corps et âme à mon Kazekage, je ne me voyais pas faire une chose pareille. J’acceptais toutefois la réalité des choses et me jurais de ne jamais divulguer à qui que ce soit que j’avais rencontré ce déserteur. Il était comme mon père, alors si je trahissais sa confiance, c’était un peu comme si je trahissais mon propre père. Ce père qui m’avait tant manqué en mon enfance… Il me conseillait d’ouvrir les yeux sur l’horreur de notre monde, sur le mensonge de ses hommes. Mais tout cela je le connaissais déjà. J’étais simplement trop lâche pour pouvoir moi aussi quitter mon pays. Il avait tout à fait raison sur le fait que ma vie ne comptait pour personne. Le plus important pour un ninja était d’accomplir sa mission et le restait importait bien peu. J’avais livré ma vie pour mon pays. Cependant, je n’arrivais pas à renier mes origines, c’était plus fort que moi.

Il avait resserré son étreinte autour de mes mains et je m’étais mise à trembler, non pas parce qu’il me faisait mal, bien au contraire. Ni parce que je commençais à avoir froid d’ailleurs. Je me disais juste qu’il disait la vérité et que moi, je n’étais qu’une simple Sunajin parmi tant d’autres. J’avais peur. Peur de la guerre à venir et de toutes les vies qui allaient y être sacrifié. Je serais peut-être parmi ces petites vies inutiles, sacrifiée pour « l’honneur » de son pays. Quelle fatalité… Après un instant de pause sous la pluie battante, il se remit à me parler, s’excusant à nouveau d’avoir tant parlé. Peut-être avait-il peur de m’avoir blessée ? Ce qui était sûr c’était que je n’étais pas prête à le rassurer pour le moment. Je relevais difficilement mon regard d’azur vers ses yeux clairs. Il termina ses explications par une drôle d’affirmation. Il disait appartenir à un groupe que moi-même je devais connaître. Je lui jetais alors un regard interrogateur tandis qu’il relâchait mes mains. Il se tortilla un moment le bras droit pour en sortir une cape qu’il passa doucement sur mes épaules pour que je n’attrape pas froid. Je murmurais un simple « Merci » à son attention quand je remarquais que la sombre tenue qu’il avait passé autour de moi était ornée de nuages rouges. Mon cœur manqua un battement. Là j’avais très peur. Ce Soft Fury était un membre de l’Akatsuki, ce groupe dangereux que tous les ninjas connaissaient. Je me demandais alors comment se faisait-il qu’il était entré dans l’Akatsuki, pourquoi un garçon aussi franc et prévenant que lui ? Mais alors que je prenais mon courage à deux mains pour lui demander, je remarquais qu’il était parti. Je voyais au loin une forme sombre sauter d’arbre en arbre.


« Attends ! » Criais-je à son attention.



Mais il était déjà bien trop loin pour m’entendre. De plus la pluie avait étouffé mon appel, personne ne m’avait entendu, même pas les pointeurs dont j’étais toujours dans l’angle mort. Ils avaient dû voir passer Soft à toute vitesse, à moins qu’ils ne l’aient même pas remarqué. Le vêtement me tenait chaud mais je l’ôtais de mes épaules et le retournait, de manière à ce que personne à Konoha ne remarque les nuages rouges qui ornaient la tenue. J’avais l’étrange impression que ce présent de la part de Soft sonnait comme une invitation, un encouragement. Non pas à rejoindre l’Akatsuki, mais plutôt de quitter mon pays, de quitter Suna. Pour je ne sais quelle raison je me mis à pleurer, la pluie cachant mes larmes je fermais le vêtement autour de moi et ainsi tous ceux qui me croiseraient ne me verraient que porter une tunique noire toute simple. Je marchais un moment après cela, tiraillée par les nombreuses questions qui me trottaient dans la tête avant de rejoindre la maison de mon hôte et voisin. Ils étaient tous réunis autour de la petite cheminée et me proposèrent de me joindre à eux. Cependant je refusais l’invitation, je n’étais pas d’humeur à partager un moment avec eux. Non, je voulais me reposer, et rester un peu seul. En cette fin de matinée pluvieuse, je m’endormis dans le hamac de fortune que Mr. Otsuki avait dressé pour moi, emmaillotée dans la cape de l’Akatsuki, présent de ce garçon qui avait su me comprendre au premier coup d’œil…


Fin du Flash-Back



J’avais toujours cette cape sombre sur laquelle étaient répandue des nuages pourpres. Je me demandais toujours pourquoi il me l’avait donnée. Après tout mes suppositions pouvaient être erronées, peut-être me l’avait offerte juste parce qu’il ne voulait pas que j’attrape froid. La lueur des petits astres au-dessus de ma tête me fit penser au regard clair de Soft Fury, ce regard qui n’appartenait à personne d’autre qu’à lui. J’allais tenter de me renseigner discrètement sur ce déserteur de Kumo comme je m’y rendais, mais le plus discrètement possible bien sûr, je ne tenais pas à brûler sa couverture. Non, je voulais juste en apprendre un peu plus sur lui, et surtout sur le « massacre d’innocents » qui l’avait fait quitter son pays. Je m’endormis donc ce soir-là, bercée par le souvenir de ce garçon et par la faible fragrance qu’il restait de lui sur la cape qu’il m’avait offerte.
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