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[Flash-Back] Un Akisada perdu dans la nature ? [Pv Akisada Miki]

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Je m'appelle Hanasaki Ryû et je suis un ninja.


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ANBU de Suna



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MessageSujet: [Flash-Back] Un Akisada perdu dans la nature ? [Pv Akisada Miki]   Dim 15 Mai - 16:57

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hm?



Kumo, le village caché des nuages. J’avais appris au retour d’une mission que certains Sunajins étaient parti pour ce petit village. J’ignorais qu’une rencontre inter-villages devait se faire. Ou peut-être l’avais-je entendu tellement de fois dans la bouche de mes interlocuteurs que j’avais complétement zappé et le jour du départ et le simple fait que la rencontre avait lieu : c’était tout moi ça. Bah, j’irais, je m’y rendrais juste un peu plus tard que mes compagnons, tant pis, que voulez-vous que je vous dise ? Je suis peut-être parfaite, mais j’ai trop de choses en tête pour penser à toutes ces histoires de guerre. Si ça doit arriver, ça arrivera et on y pourra rien. L’Akatsuki n’était pas connue pour véhiculer un message du genre bisounours, comme chacun d’entre vous le sait bien. Alors oui, il y allait avoir une guerre. Quand ? Demain, l’année prochaine, dans 10 ans ? Qu’est-ce que ça changerait de toute façon, hein ? Moi j’vous le dis, y’a vraiment pas de quoi en faire tout un plat. Faut juste faire comme d’habitude, en faisant peut-être un tantinet plus attention à ses arrières peut-être ? Surtout pour nos jeunes Gennins encore inexpérimentés. Okay ils voulaient bien faire et avaient de beaux idéaux malgré leur jeune âge : protéger le pays, le Kazekage et le monde… Ouais ben si ils savent déjà se protéger eux-même ce serait déjà pas plus mal, j’vous assure. Combien de fois je pars en mission avec des cas désespérés ? Ben tellement souvent que j’ai arrêté de compter pour tout vous dire. Par exemple aujourd’hui, je viens de rentrer de mission avec deux Gennins. L’un d’eux était plutôt débrouillard mais l’autre, l’horreur… A vrai dire j’étais toujours derrière lui à vérifier que personne ne l’attaque, et comme par hasard quand je baissais ma garde, il se faisait attaquer. Encore heureux que je suis ANBU, sinon il serait déjà mort. Bref, je suis donc rentrée de mission avec un blessé : bah oui il a quand même reçu un Kunai dans la jambe mais j’vous le dit ça aurait pu être bien pire…

Enfin, la question que vous vous poserez tous, c’était pourquoi j’avais parlé de Kumo ? Et bien y’avait pas de raisons particulières hormis que je m’en voulais d’avoir manqué le départ mais bon. Après avoir porté cette lettre confidentielle à son destinataire, je devrais pouvoir me mettre en route dans la soirée. Alors voyons voir. Akisada Miharu… Tiens tiens. Ce nom ne m’est pas du tout inconnu. Quelle surprise, le clan déchu des Akisada comptait donc encore des membres à Suna ? Enfin, ça je le savais, mais ce que je ne savais pas, c’était qu’il y avait un déserteur dans cette famille. Mais ça remonte à l’année dernière ça. Lorsque j’ai rencontré ce hérisson rouge…


~ Début du Flash-Back ~



C’était lors d’une de mes missions à Kiri l’année dernière. Kiri ? Kumo ? Faudrait savoir. Eh non je n’étais pas au village-caché des nuages mais à celui de la brume, ce qui est totalement différent. Je m’y étais aventurée dans le cadre d’une mission de rang B, rien de très contraignant hein, rassurez-vous. Non je devais juste assurer l’arrivée sans encombre d’un membre éminent de notre conseil qui avait décidé pour je ne sais quelle raison de prendre sa retraite à Kiri. Evidemment il déménageait, il fallait donc faire attention certes au vieillard mais également à ses « précieuses » affaires. Des babioles sans valeur oui. Enfin, l’important c’était que je serais payée pour cette mission, aussi barbante soit-elle. En somme nous arrivions sans encombre. Le problème c’était que le vieux n’avait pas embauché de bras pour l’aider à faire rentrer ses affaires dans sa maison. Alors il me prit comme bénévole, et qui dit bénévole dit perte de temps et d’argent. Vous vous en doutez, ça m’a fait rager. Surtout que malgré ma force et mon grade d’ANBU, j’étais loin d’être une armoire à glace. Alors d’accord au début j’essayais tant bien que mal de faire rentrer les affaires à l’intérieur. Mais au bout d’un moment un chevalier servant de Kiri vient à mon secours, puis un deuxième et finalement il y en avait dix. Et vu leur corpulence j’peux vous assurer que ce n’était pas des poules-mouillées. Vers la fin je n’avais plus rien à faire étant donné qu’ils se portaient tous volontaires pour ne pas me faire porter ci ou ça. Ce qui je l’avoue n’était pas plus mal car je n’en pouvais plus, à la fois du voyage et aussi que l’autre binoclard de X années me prenne pour une domestique : y’avait intérêt à ce que je sois bien payée en rentrant c’est moi qui vous le dit.

Lorsque tous les meubles furent installés et les cartons déballés, j’offris un baiser sur la joue de chacun de mes disciples, bien que certains me rebutaient niveau physique plus qu’autre chose. Quant à celui qui venait d’emménager, il me proposa une douche et un repas, ce qui n’était vraiment pas de refus. Je passais donc de longues minutes à savourer l’eau fraiche puis tiède qui s’écoulait sur moi. J’aimais l’eau, c’était d’ailleurs ma seule et unique raison d’avoir appris à maitriser des techniques de Suiton, même si je n’en connaissais que deux c’était déjà ça et elles m’étaient bien utiles lorsque j’en avais besoin pour augmenter l’influence de mes attaques de Raiton. Bref, j’avais aujourd’hui revêtue une tenue des plus mignonnes mais aussi très gothic lolita, et juste assez chaude pour résister au temps humide qui régnait à Kiri comparé à Suna. J’avais fait onduler au mieux mes cheveux et avait posté sur le haut de mon crâne un petit chapeau haut-de-forme qui arborait une rose noire. Mes sous-vêtements étaient entièrement blancs et possédaient des dentelles contrairement à d’habitude. J’avais ensuite mis un t-shirt à longues manches noires dont le bout était plus évasé et retenu par des petits rubans. J’avais ensuite mis une jupe ouverte qui m’arrivait un peu au-dessus des genoux et qui possédait 3 volants : un noir et deux rouges, la robe étant attachée par derrière à l’aide d’un large ruban rouge. Au-dessus de cela j’avais mis un bustier noir aux broderies rouges ainsi qu’une bande de tissu rouge sur le devant de la tenue, qui accentuait la présence d’un ruban noir à la base de mon cou. J’avais finalement des long shocks qui m’arrivaient au-dessus de mes genoux et arboraient de longues dentelles noires, le tout au-dessous de bottes noires laquées qui possédaient de multiples sangles et lacets, en gros c’était galère à mettre. Pour finir je mettais mon insigne ninja autour de mon bras gauche, juste assez serré pour ne pas qu’il tombe, ainsi que ma ceinture « multifonctions » que je plaçais en-dessous du bustier.

J’accourais ensuite à la cuisine d’où je sentais déjà la délicate odeur de gaufres au noix, une vraie merveille, surtout lorsqu’elles étaient enduites de miel. Vous l’aurez compris, j’ai fait un festin de roi avec ce déjeuner, et oui il était déjà midi passé lorsque j’entamais mon petit déjeuner de la journée. Mais vu tout ce que j’avais fait ça ne me gênais pas le moins du monde, et il en était pareil pour mon hôte apparemment. Aussi avais-je engloutis l’équivalent d’une douzaine de gaufres lorsque mon estomac considéra enfin qu’il était repu. Je ne tardais pas chez mon hôte, lui faisant juste signer l’acte de mission pour que je puisse recevoir mes ryos en rentrant au désert. Mais avant cela j’eus l’étrange idée de visiter les environs, ce que je n’avais jamais fait les autres fois où j’étais venue à Kiri. J’avais fait un petit tour dans le centre-ville et m’apprêtait à repartir en remarquant une étrange coupe de cheveux. Un garçon qui devait avoir à peu près mon âge arborait une chevelure rouge ketchup que j’assimilais directement à un hérisson. C’est alors que je remarquais que si cette coupe de cheveux m’avait interloquée, c’était tout bonnement parce que je la connaissais déjà. C’était en effet la coupe assez spéciale que seuls les membres d’un certain clan de Suna arboraient : le clan Akisada. C’est alors que l’adrénaline revint dans mon corps en manque d’action. Je décidais de le suivre furtivement, ce qui ne serait pas difficile pour une ANBU de ma trempe. J’essayais tant bien que mal de me fondre dans la foule malgré que tous les regards de mes voisins soient focalisés sur mon étrange tenue. Pourtant moi je la trouvais tout à fait normale, juste très mignonne, comme je les aime.

Heureusement pour moi, le jeune homme finit par sortir du village de Kiri et se dirigeait vers une zone où la brume régnait la plupart de l’année. Les gens d’ici l’appelaient « les étendues brumeuses ». J’ignorais ce que ce membre de l’Akisada faisait ici, mais je savais qu’il y avait peu de ninjas assez habilités pour venir jusqu’ici voir pas du tout. Et il n’y avait pas de déserteurs du nom d’Akisada sur les registres de Suna. Mais alors qui était-il et surtout que faisait-il ici ? Quoi qu’il en soit ce garçon me paraissait assez louche pour que je me décide à aller le voir. Mais bon, je n’allais pas lui faire une tape amicale dans le dos non plus. De plus j’avais focalisé mon allure pour qu’il n’entende pas mes pas, les prenants pour les siens. Lorsque nous étions assez éloignés du village dans ces étendues de purée de pois, j’accélérais vivement et lui donna un violent coup de talon dans une de ses chevilles, ce qui lui fit perdre l’équilibre et tomber en ma direction. Mais ma rapidité fit que j’allais plus vite qu’il ne tombait, ainsi je l’entrainais rapidement d’une main vers le sol ferme et humide de cet endroit avant de me jeter à quatre pattes sur lui, un de mes kunai lui menaçant dangereusement la gorge au point de l’entailler. Tout ceci m’amusait et je lui posais un ultimatum en jouant avec le feu, en provocatrice experte que j’étais.


« Tiens donc, un Akisada ici, c’est étrange. Il n’y a pas de membre du clan répertorié comme déserteur et aucun d’entre vous n’a le grade nécessaire pour venir jusqu’ici. Je n’aurais donc qu’une question : qui es-tu beau gosse ? »



Il avait tous les droits de croire que je le draguais. Après tout mon arrivée jusqu’à lui n’était pas des plus normales et ma position pouvait supposer de multiples questions, sans parler du compliment que je lui avais gracieusement offert. Mais non, j’attendais juste une réponse à ma question, avant de voir si le véritable jeu finirait par commencer entre moi et le beau ténébreux.
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Nukenin de rang B



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MessageSujet: Re: [Flash-Back] Un Akisada perdu dans la nature ? [Pv Akisada Miki]   Mer 18 Mai - 3:10

  • Kiri, seconde année d’errance…

    Le jeune Tengu commençait à se former un petit réseau d’informateur lui permettant de subvenir à ses besoins. Après des débuts difficiles où plusieurs fois il était passé proche de la mort par épuisement, enfin son train de vie connaissait des jours meilleurs. Aujourd’hui, il était en pleine forme. Rassasié, ne ressentant plus de fatigue incessante, il attendait dans une auberge du village caché des brumes. Ces messagers de l’ombre lui apportaient des contrats portant la plupart du temps sur des affaires frauduleuses. Allant du vol d’objet précieux, au kidnapping en passant par la récupération d’informations, Miki avait à peu près tout expérimenté. La seule chose pour laquelle il hésitait encore souvent c’était l’assassinat. Du moins, il se renseignait d’abord sur la cible. Ce n’était pas un meurtrier et jamais il ne voudrait être considéré en tant que tel. Il acceptait ce genre de mission seulement si la proie le méritait. Car oui, il arrivait parfois que des contrats portent sur d’autres déserteurs. En effet, on appelle ça des règlements de compte. Même s’il ne se considérait pas comme l’un des leurs, le jeune Akisada devait lui aussi être constamment sur ses gardes car il se pouvait qu’un jour sa tête soit mise à prix. Qui sait, après avoir connu ce fou qui faisait des expériences sur les humains il s’attendait à tout. Son sceau pourrait encore intéresser, même s’il l’utilise avec parcimonie. Kiri était connue comme étant jadis un village lugubre, carrefour des organisations les plus famées du monde shinobi. De nos jours, son image a été redorée mais c’est encore un lieu sûr pour toute personne souhaitant se lancer dans des activités clandestines. Notamment cette auberge nommée « La Timbale »…

    Assis près de la fenêtre, Miki observait la brume épaisse qui tombait petit à petit sur les habitations. C’était un spectacle assez glauque, un terrain propice à la barbarie et à la folie meurtrière. Le jeune homme avait pris chambre pour ne pas passer la nuit dehors. Pourtant habitué des nuits à la belle étoile, cet endroit ne lui disait rien qui vaille. Remuant son thé lentement, il ne vit pas arriver son rendez-vous qui l’avait sûrement reconnu à la description qu’on lui avait donné et s’était directement dirigé vers sa table. Un jeune garçon à la chevelure rouge, ça ne se ratait pas. D’autant plus qu’ici il ne se cachait pas, Suna était loin il ne risquait pas de croiser des connaissances. L’homme était âgé d’environ une cinquantaine d’année et était de petite taille. Il portait un cache-œil sur l’œil droit et une longue barbe grise. On sentait à des kilomètres qu’il avait les mains dans des affaires louches. Enfin peu importe, c’était bien payé. Il se pencha doucement vers le Tengu et chuchota quelques mots.

    - La cible serait basée dans les étendues brumeuses, non loin du village. C’est un coriace, il a déjà massacré plusieurs personnes qui le pourchassaient comme toi. Fait attention.

    Là, il lui tendit la main et Miki fit de même. Une poignée de main qui cachait le passage d’un bout de papier contenant les informations sur la cible, c’était la coutume dans cet univers étrange. Sans un mot de plus, il quitta l’auberge. Probablement ne voulait-il pas rester plus longtemps, il devait être connu dans les parages. Le Tengu ne devait pas regarder le mot ici, c’était trop risqué. D’un trait il but son breuvage. Il regarda autour de lui pour vérifier que personne ne l’observait de façon étrange, on ne sait jamais, le vieux aurait pu être suivi. La voie était libre, il se dirigea vers le comptoir et demanda sa chambre. Une nuit de repos ne serait pas une mauvaise idée.

    Midi, c’est l’heure à laquelle sortit Miki de l’auberge. Non, il ne venait pas de se réveiller mais il avait préparé soigneusement son plan et prit un copieux déjeuner avant de se décider à partir. Dans les rues, des dizaines de passant vaquaient à leur occupation. Aucun ne se doutait qu’un homme parmi eux allait tuer dans les heures à venir. Le ninja errant prit d’abord le temps de faire quelques emplettes en ville. Ses dernières échauffourées lui avaient coutés quelques kunais et il souhaitait remplir sa sacoche de senbons. Prestement, il fit ses achats et quitta la ville.
    Au fur et à mesure qu’il progressait, la brumé épaisse l’entourait comme une main maléfique le happant l’amenant dans un monde parallèle. Au milieu de ce miasme transparent, on se sentait terriblement seul. Son épée bien attachée dans le dos, Miki était sur ses gardes. Pas de doute, sa cible savait qu’elle était traquée et il devait frapper le premier. Ainsi, il marchait à un rythme lent pour ne pas se faire repérer. Le Tengu ne faisait pas dans le style bourrin, l’efficacité était sa meilleure arme. Pourtant, affublé d’un pantalon en toile noir et d’une veste à capuche de même couleur, il ne passait pas tellement inaperçu. Il aurait pu user de son sceau pour décupler ses sens et repérer plus facilement sa proie mais il savait que son utilisation l’exposait à un danger certain. Le contrecoup de cet atout maudit était un terrible mal de crâne qui l’empêchait de se concentrer comme il le souhaitait. Ce serait dommage de se pénaliser d’entrée de jeu. Cependant, il n’eut pas tellement le temps de réfléchir à sa tactique d’approche. Avant même qu’il ne puisse comprendre ce qui lui arrivait, Miki se retrouvait au sol sur le dos un kunai sur la gorge. Le garçon, un peu naïf sur le coup, était tellement focalisé sur son objectif qu’il n’avait même pas remarqué qu’une magnifique demoiselle le suivait depuis un moment. Enfin, elle était très belle mais sa beauté semblait être à la hauteur de sa puissance. Nul doute qu’il fallait être très entrainé pour effectuer une filature parfaite comme elle devait le faire. Le Tengu jura intérieurement de ne pas avoir été plus vigilant. Or, ce qui le surprit le plus c’est lorsque celle-ci prononça le nom de son clan. Comment était-elle au courant de son identité ? Il eut très vite sa réponse en apercevant l’insigne de son bandeau. Une sunéenne. Quelle poisse !

    En un instant, plusieurs pensées fusèrent dans son esprit. Premièrement, que voulait-elle ? Hormis son clan, personne n’était au courant de son exclusion, s’il la laissait en vie, elle le signalerait comme déserteur et son avenir serait fortement chamboulé. Sans compter qu’il était dans une très mauvaise position et la question était surtout de savoir si lui serait encore en vie. Puis, elle avait mentionné qu’aucun membre du clan n’avait le grade pour s’éloigner autant de Suna. Qu’était-il arrivé ? Plusieurs Akisada occupaient des rangs important au village autrefois. C’était louche, très louche.
    Néanmoins, pas le temps de s’occuper de ça pour le moment, s’il a l’occasion il lui poserait plusieurs questions, mais là, avant même que le garçon puisse répondre à la sienne, il devait agir et vite. En effet, derrière la jeune femme, Miki décerna le scintillement d’une lame énorme dont la trajectoire aurait découpé les deux tourtereaux en deux. Hâtivement, il agrippa la kunoichi et roula sur le côté. La situation était plus cocasse puisque celle-ci s’inversa, le garçon se retrouvait au-dessus de la belle demoiselle. Un geste de survie, il avait rassemblé toutes ses forces pour les sortir de ce guet-apens. Le fer vint se planter à quelques centimètres d’eux dans un bruit tonitruant. Là, le Tengu fit un bond pour prendre quelques distances. Il aurait pu se la jouer en continuant la discussion, qui avait pourtant bien débuté, malgré la mauvaise posture mais ce n’était pas tellement son genre. Comme dit précédemment, lui, c’était l’efficacité. A cet instant, il ne savait pas trop s’il avait deux ennemis. En fait, il n’avait pas encore pu trouver l’identité de l’agresseur lourdement armé. Cependant, il ne tarda pas à se montrer. Une coupe déjantée, un kimono blanc, un sourire démoniaque et un regard sombre, c’était sa cible. Le bruit provoqué par l’assaut de la sunéenne avait dû l’alerter. C’est ce que Miki crut au début. Lorsqu’il vit un groupe sortir de la brume derrière lui, il comprit que c’était un piège. D’autant plus que le messager se trouvait parmi eux. C’est lui qui s’adressa au Tengu.

    - Ahahah, tu ne t’attendais pas à ça. On dit que certains paieraient très cher pour ton corps, je n’allais pas laisser passer ma chance. Il observa la kunoichi. Quant à cette nuisible, elle mourra aussi, tuez-les !

    La situation était plus que critique. Miki se retrouvait seul face à une bande de ninja qui voulait sa peau. Mais était-il vraiment seul ? Il jeta un regard vers la demoiselle, on lisait dans ses yeux foncés qu’il était complètement confus concernant à son rapport avec elle. Si elle ne l’aidait pas, il n’avait aucune chance.

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ANBU de Suna



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MessageSujet: Re: [Flash-Back] Un Akisada perdu dans la nature ? [Pv Akisada Miki]   Jeu 19 Mai - 22:58

Are you Serious ?



Mon approche, qui je l’avoue tout de même était des plus étranges, semblait avoir choqué ma proie. J’observais les traits de son visage de démon angélique de l’unique œil qu’il me restait. Vu le regard qu’il me lançait, je supposais que j’avais visé juste en nommant le nom « Akisada ». Sa crinière de feu m’intéressait particulièrement, non seulement parce que j’étais fière d’avoir trouvé un membre paumé de l’Akisada dans un tel endroit mais aussi parce que la couleur criarde et la coupe ébouriffée du garçon était, à mon sens de l’esthétique, on ne peut plus parfaite. De plus je trouvais que contrairement à certaines personnes, cette coupe-ci allait particulièrement bien avec la forme de son visage. Rien à redire là-dessus, il était canon. Bon d’accord je prenais toujours le temps de juger les garçons de ma tranche d’âge et leur lançait souvent des fleurs, mais je vous assure que si celui-ci m’avait dit oui, je ne lui aurais certainement pas dit non. Enfin, encore eut-il fallut qu’il prenne ce risque pour que cela arrive un jour.

Notre batifolage fut perturbé par une présence que je sentis derrière moi. Mais avant même que j’aie eu le temps de me retourner vers ce nouvel assaillant, le hérisson rouge que j’avais mis à terre m’empoigna et me fit rouler sur le côté à une vitesse affolante. En deux temps, trois mouvements, il se retrouva sur moi. C’est qu’il était plutôt entreprenant ce bellâtre. J’eus un sourire étrange à cette pensée bien que sa réaction m’ait interloquée. La seconde qui suivit, une lame de fer se planta à quelques centimètres de nous, profondément ancré dans le sol, à l’endroit précis où nous nous trouvions auparavant. Mon regard océan s’obscurcit en voyant le reflet d’un homme en tenue blanche briller sur la lame. Je ne m’affairais pas à découvrir l’identité de notre assaillant mais plutôt à vérifier qu’il ne m’ait pas coupé ne serait-ce qu’une seule mèche de cheveux : le cas échéant il aurait subi les foudres de la dernière ANBU des Hanasaki, et ce dans tous les sens du terme, bien évidemment. Durant ma vérification, mon Roméo c’était envolé pour se poser à quelques mètres de moi pour observer notre agresseur alors qu’un groupe d’autres hommes apparaissait derrière lui dans la brume. Pour ma part, je m’assis tranquillement sur le sol dur et humide de Kiri de sorte à remettre en place ma chevelure. Oui, les filles font attention à leur tenue vestimentaire, et surtout moi : je n’allais pas arrêter de me faire belle pour leurs beaux yeux, il ne fallait pas rêver.

J’écoutais d’un air absent la tirade qu’envoya un petit vieux au hérisson. Ils semblaient se connaitre ces deux-là, et apparemment le vieux avait berné le jeune, quelle ironie du sort. Ne dit-on pas d’ordinaire que les vieux sont sages et dignes de confiance ? Mon œil avec. Lorsqu’il parla de moi, je lançais au vieillard un regard assassin avant de le retourné, plus doux vers ma proie qui semblait miser toutes ses chances sur moi. Je comptais mentalement le nombre d’adversaires qu’il me sembla remarquer. Ils étaient 6 : le vieux et 4 sbires ainsi que l’autre en kimono blanc de l’autre côté. Ce qui fit monter en moi des questions fut le : pourquoi des gens devraient-ils payer pour avoir sa peau ? Aucune idée, peut-être ma proie était-elle un nuisible pour la société, et dans ce cas j’aurais dû l’achever au plus vite. Mais cependant les hommes qui l’entouraient me semblaient encore plus louches que lui. Soit, je décidais de lui prêter main forte pour le moment : je pourrais toujours lui tirer les vers du nez après : l’un n’empêchait pas l’autre. Aussi pris-je plaisir à imaginer ce nouveau jeu qui venait de s’ouvrir à moi. Le sempiternel rictus qui ornait mes lèvres s’étira encore plus et je pouffais ouvertement au nez de ce petit groupe de bras cassés, attirant immédiatement l’attention de tous sur ma personne.


« Voyez-vous ça. » Commençais-je avant de planter mon regard ténébreux dans les orbites du vieux. « On voit bien que vous ne savez pas à qui vous avez affaire, papy. »


Je l’entendais déjà vociférer des insultes à mon égard, du genre « Sale garce », mais je ne m’attardais pas dessus, préférant plutôt mettre mon attention sur ma remise sur pied et le dépoussiérage rapide de ma tenue au niveau des fesses. Certes mon attitude était des plus provocatrices envers ceux qui menaçaient de me tuer, mais à quoi bon leur porter un quelconque intérêt, hm ? Des menaces de mort, j’en bouffais tous les jours au petit déjeuner, alors une de plus une de moins, qu’est-ce que ça allait bien pouvoir changer pour moi ? Rien, nada, que dalle. Aussi fus-je surprise que le pantin en kimono blanc se fût jeté sur l’épée qui était encore à un mètre environ. Il la leva très vite et l’abatis sur ma personne, enfin c’est ce qu’il crut. En effet j’avais esquivé l’attaque avec l’agilité d’un chat et il ne le remarqua que lorsqu’il sentit ma présence derrière lui. Depuis que je m’étais relevée, j’avais concentré mon chakra dans un de mes poings et la force électromagnétique du Raiton commençait à faire briller celui-ci ainsi qu’à émettre de petits crépitements, qui lorsqu’on les entend dans le dos peuvent faire très peur, je peux vous l’assurer. Il eut un frisson lorsque je lui murmurais à l’oreille un simple : « Trop lent. ».

Il se retourna aussi vite qu’il put mais rencontra mon poing électrique, enfin mon « Kumotai » en somme. J’observais avec un plaisir sadique ses yeux se révulser au contact de mon poing tandis que la seconde d’après il vola loin de moi, heurtant un de ses comparses et l’emmenant quelques mètres plus loin au passage. Et de deux, il ne m’en restait plus que quatre. Décidemment, je les avais surestimés, c’était du menu fretin par rapport à ce que j’étais habituée à rencontrer sur mon chemin. Bref, je pense que ma force à dû grandement les surprendre vu comment le vieux et les 3 autres me dévisageaient ensuite. Mais bon, le petit gros était un têtu et ordonna à deux de ses hommes de m’éliminer tandis que le dernier se dirigeait vers mon alléchante cible. Poussant un second soupir malgré le sourire qui ornait toujours mes lèvres, j’émis ensuite un rire rauque. Ils furent déboussolés un instant mais continuèrent ensuite leur approche vers moi. Les fous n’avaient pas remarqué que je concentrais une nouvelle fois mon chakra dans mon poing, sauf que cette fois la technique méritait plus de concentration et de précision. Aussi me fallait-il plus de temps que pour l’homme au kimono blanc pour concentrer mon chakra de la sorte. Mais alors qu’ils étaient à 3 bons mètres de moi, je plantais mon regard électrique à nouveau dans celui de leur chef en criant d’un air à la fois mauvais et malsain :


« Bande de fous, je croyais que le message avait été clair : vous êtes trop lents !! »



Sur ce dernier mot, mon poing s’écrasa fermement au sol humide de Kiri tandis que l’électricité se répandait déjà dans le seul, à la vitesse du son pour frapper de plein fouet mes deux assaillants. Ils restèrent quelques instants figés sur place, poussant des cris de douleur abominables tandis que leurs corps ne supportaient pas la surcharge en électricité avant de s’effondrer tous deux sur le sol. Lamentable, et pourtant tel était l’effet dévastateur de « Raizo, Ikazushi no Utte ». J’avais sans doute tué au moins l’un de ces deux hommes, mais qui s’en soucierait, sérieusement ? De la vermine pareille, moins il y en avait, mieux le monde s’en portait. Et puis c’était leur faute, ils n’avaient qu’à pas sous-estimer leur adversaire. Bref, je contournais gracieusement mais rapidement ces deux cadavres pour me rendre aux côtés de ma proie que je supposais faire partie du clan Akisada de Suna. J’arrivais au bon moment car son adversaire lui envoyait un Fuuma Shuriken. J’avais dans la foulée effectué les Mudras nécessaires pour utiliser une technique de « Suiton » bien particulière pour nous protéger tous les deux. Plaçant deux doigts sur le côté de ma bouche, il en sortit une importante quantité d’eau qui se rependit devant nous avant de s’étaler autour de notre duo en forme de cercle et de former une muraille d’eau qui empêcha au grand Shuriken de nous toucher et le renvoya même à l’envoyeur qui, à ce que je supposais avait réussi à reprendre son Shuriken en main. Vous l’aurez remarqué, j’avais bien utilisé le « Suijin Heki ». Bien, mon travail ici était presque terminé et je laissais la muraille d’eau nous protéger avant de me tourner légèrement vers mon compagnon de combat en lui souriant de toutes mes dents :


« Je suppose que je te laisse les derniers, beau gosse ? »


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MessageSujet: Re: [Flash-Back] Un Akisada perdu dans la nature ? [Pv Akisada Miki]   Lun 23 Mai - 4:07

  • La réaction, pour le moins très inattendue, de la sunéenne soulagea pendant un instant Miki. Même si comme à son habitude il ne montrait pas ses sentiments, il était intérieurement rassuré qu’elle se range de son côté. En effet, elle envoya une salve de mots au chef de la bande qui le piqua au vif. Un tempérament bouillant comme le soleil qui surplombe le désert de Suna. Cette fille avait du caractère, le Tengu appréciait cela. Seules les personnes comme elle peuvent perforer la carapace qui entoure le cœur du jeune déserteur. Pendant quelques instants, des pensées futiles concernant son passé au village lui traversèrent l’esprit. Cette jeune femme lui rappelait ses racines. Or, son égarement ne dura pas puisque l’homme qu’il devait prendre pour cible s’empara de son arme et la brandit vers sa nouvelle coéquipière, enfin pour le moment. Toujours sur ses gardes, le Tengu n’avait pas bougé d’un poil. Elle avait été assez forte pour le suivre grâce à une filature parfaite, sans aucun doute elle était capable de se défendre seule. D’autant plus que le garçon devait déjà défendre sa peau chaque jour, il n’allait pas prendre de risque pour une inconnue. C’est ce qu’il crut au début. Mais, étrangement, il eut un réflexe inexplicable et voulut lui prêter main forte. Autrefois, il l’aurait laissé mourir pour sauver sa propre vie mais là, il se sentait solidaire par rapport à elle. Cela faisait-il si longtemps qu’il n’avait plus eu d’équipier ? Lui qui était habitué à vivre seul. Cette sensation étrange de devoir se protéger mutuellement, pensant que chacun est présent pour l’autre et que c’est cette union qui fait la force du groupe. A cet instant, Miki ne savait pas vraiment si elle se battait pour l’aider ou si c’était pour laver l’affront que lui avait fait le vieux en la condamnant avant même de l’avoir vu à l’œuvre. Peu importe, avant même que le Tengu n’ait réagi, elle avait déjà défait deux adversaires.

    Elle était forte, très forte. Miki était content de ne pas devoir se mesurer à elle. Durant son attaque, il détecta l’affinité raiton. Une arme redoutable lorsqu’elle est bien maitrisée. Et là, elle semblait très à l’aise avec. Autant à corps à corps, qu’à distance lors de son second assaut qui fustigea deux des assaillants. D’ailleurs, il ne restait plus qu’un seul homme debout qui semblait ne pas avoir eu la présence d’esprit de fuir devant la furie de leur bourreau. Hurlant et ricanant, elle avait l’air à l’aise pendant son ballet mortuaire. C’était étrange ce contraste entre la femme fatale qui s’était adressée à lui quelques instants avant l’arrivée du groupe et la tigresse qui déchainait la foudre contre ses ennemis. Comme il n’en restait plus qu’un, la fin du combat approchait. Néanmoins, elle sembla se désintéresser de lui et se tournait vers le jeune garçon. Miki sentit que le vent allait peut-être tourner. Il avait eu de la chance pour l’instant et il ne fallait peut-être pas en profiter. Le Tengu cherchait une échappatoire. Or, il avait tout de même une question à lui poser, qu’était-il advenu de son clan ? Pourquoi n’y avait-il plus de haut-gradés ?

    C’est un shuriken fuuma qui vint interrompre la réflexion du jeune homme. Cependant, sa protectrice vint près de lui et utilisa une technique suiton qu’il connaissait bien pour renvoyer le projectile géant. Un mur d’eau les entoura tel un tourbillon marin. A cet instant, ils étaient tous les deux bloqués au milieu des eaux. La seule issue était par le ciel et le liquide s’élevait assez haut pour ne pas craindre une attaque aérienne. Elle s’adressa à lui, toujours avec cet air charmeur qui laissait Miki complètement indifférent. Certes, c’était une créature magnifique, mais le jeune homme était encore trop méfiant pour se laisser charmer si facilement. Depuis son exil, sa confiance était quelque chose qui se gagnait au prix de beaucoup d’efforts. Bien qu’il ne soit pas entièrement désintéressé, il n’était pas un homme à femme. C’était une partie de sa vie qui nécessitait une routine moins hasardeuse pour être abordée avec sérieux. En gros, le Tengu n’avait tout simplement pas encore le temps pour ça. Il avait du mal à se protéger lui-même alors prendre soin d’une bien-aimée c’était un fardeau trop lourd pour le moment. Miki décrocha son épée de son dos et plongea son regard dans celui de son interlocutrice. La lourde lame tomba au sol provoquant un son métallique que le garçon appréciait. Il fallait dire qu’une épée de cette taille pour un propriétaire qui n’avait pas une musculature surhumaine était quelque chose d’assez stupéfiant.

    - Je me charge d’eux. Dit-il d’un ton neutre.

    Le mur d’eau tomba laissant une flaque immense au sol. Prestement, Miki porta son arme au-dessus de son épaule et glissa sur l’eau vers les derniers survivants. Il n’était pas vraiment utile d’utiliser ses jutsus contre ses misérables. Non, il avait bien décidé de leur faire tâter de son épée. Le ninja leur porta un coup plutôt banal, un coup horizontal. Le défenseur tenta d’arrêter le métal en y opposant un kunai : erreur grave. L’arme de l’Akisada n’était pas une lame comme les autres. Son tranchant n’était pas exceptionnel mais son atout principal c’était son poids. Elle était si lourde que dès qu’un coup arrivait avec élan il était difficile de contenir cet effet destructeur. La plupart de ses victimes n’étaient pas blessés par des entailles mais plutôt par des os broyés ou des hématomes énormes. Là, les deux brigands ne firent pas le poids. Le kunai s’envola et la lame vint fracasser les cotes de son porteur. Dans son élan, Miki emporta son second ennemi qui lui aussi valdingua sur plusieurs mètres. Le premier était mort, c’était certain. Quant au second, il était au moins gravement blessé et donc hors d’état de nuire.

    La fête était finie, Miki rangea son meilleur compagnon dans son dos. Or, il n’avait pas oublié sa coéquipière de luxe et retourna vers elle. De toute manière, il savait qu’elle ne le laisserait pas s’échapper, même si il lui aurait été très difficile de rattraper le Tengu s’il avait décidé de prendre son envol. Non, il avait lui aussi des questions à lui poser. Mais avant cela, il jugea bon de lui adresser ces mots.

    - Ninja de Suna, même si je ne suis pas certain qu’elle me soit destinée, je te suis reconnaissant pour ton aide.

    Miki était un homme loyal. C’était une des rares qualités qu’il avait su tirer de son clan. Ainsi, il accepta de coopérer. Après tout, il lui devait bien ça. Il passa sa main dans ses cheveux rouges. Aucune animosité n’émanait de lui, elle n’avait pas à craindre quoi que ce soit. A quelques mètres d’elle, il ne la quittait pas des yeux. En réalité, ses yeux, ils étaient plongés dans les siens. Le regard du Tengu était autrefois glacial et sans émotion. Cependant, il avait évolué avec le temps. Celui qui fixait la jeune femme était profond et dégageait une sérénité apaisante.

    - Tu as juste. Il marqua une pause. Je suis bien un Akisada. Mais un Akisada déchu de son rang. Il ravala un pincement au cœur en regardant le sol pendant quelques secondes. Il releva la tête. Qu’est-il arrivé aux chefs du clan ?

    Le garçon avait besoin d’une réponse. Et si c’était l’occasion de revenir ? Depuis toujours, il s’était juré de retourner à Suna pour défaire la hiérarchie discriminatoire de son clan et rétablir son honneur. C’était peut-être le moment ou jamais.
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MessageSujet: Re: [Flash-Back] Un Akisada perdu dans la nature ? [Pv Akisada Miki]   Jeu 16 Juin - 22:26

Avant même qu’il me réponde, j’avais compris qu’il acceptait l’invitation avec plaisir de par le son métallique de son épée qu’il détachait de son fourreau. Ce même bruit métallique s’accentua lorsque la lame tomba lourdement sur le sol. Un tendre rictus prit place sur mes lèvres alors qu’il acceptait oralement la requête. La seconde qui suivit, je neutralisais le mur d’eau que j’avais formé autour de nous, ce faisant qu’une immense flaque d’eau se répandit à nos pieds, rendant la terre humide de l’endroit légèrement plus boueuse au fur et à mesure qu’elle aspirait l’eau. Mon associé du moment glissa tel un surfeur sur cette terre fraichement arrosée et toucha rapidement son premier adversaire qui eut la mauvaise idée de vouloir arrêter son immense lame à l’aide d’un simple petit Kunai. Lamentable. Un bruit horrible émana de l’homme après que son Kunai ait fait un vol plané : ses côtes avaient dues être broyées par la lame, sans aucun doute d’ailleurs. Le second homme fut envoyé quelques mètres plus loin et hurlait presque de douleur, signe qu’il n’était pas encore mort. L’autre par contre reposait dans une mare de sang peu ragoutante, qui me fit détourner le regard d’ailleurs. Je déglutis difficilement, je ne savais pas qu’il était plus dur de regarder quelqu’un qui avait été tué à sang par une autre personne que moi. J’aimais faire ça, mais le voir… C’était autre chose.

Peu de temps après l’homme finit par se taire, sans doute n’en avait-il plus que pour quelques minutes à vivre. Je repris plus vite le contrôle de mes émotions une fois que le vieux se tut ; quelques secondes après, mon compagnon de guerre rangeait son épée dans son fourreau avant de se tourner vers moi. Tiens donc ? Il était prêt à subir la réalité ? Ce n’était pas plus mal pour moi je vous l’accorde, mais je dois tout de même avouer que je fus étonnée qu’il ne s’enfuis pas comme un voleur. Au moins était-il fair-play, qualité de plus en plus rare chez les hommes de nos jours. Je lui sourire malicieusement dès lors qu’il proférait des remerciements à mon égard. Et poli en plus, c’est qu’il me plaisait de plus en plus le hérisson !


« Mais de rien, je te préfère vif que mort mon hérisson. »



Un brin de provocation, ça fait jamais de mal, non ? L’homme était agréable à l’œil et de personnalité, bien que trop peu bavard à mon goût quand même ! Il était sûr et certain que ce ne serait pas avec lui que je parlerais chiffons. Enfin, il en faut pour tous les goûts. Nous ne nous tenions qu’à quelques mètres d’intervalle, pourtant mon regard océanique flamboyant se noyait littéralement dans son regard profond. Il émanait de la sérénité de lui qui venait pourtant de se faire démasquer, mais aussi une grand part de mystère qu’il me plaisait à l’avance de dénouer. Je pensais intérieurement « Mais oui je sais, j’ai toujours raison ! Tu serais plus souvent à Suna tu saurais que je sais tout sur tout » ce faisant imperceptiblement enfler mes chevilles.

Pourtant je fus surprise qu’il ne soit pas au courant de « l’affaire ». Aussi haussais-je un sourcil dubitatif alors qu’il me regardait d’un regard presque inquiet du sort qui avait pu attendre les chefs de son clan. J’étais bien placée pour connaître cette histoire car elle concernait aussi les Hanasaki, et de près. Cette histoire c’était passée peu de temps après l’assassinat de mes parents, alors pensez-vous que je l’avais retenue cette autre histoire de sang ! Ce n’était pas du joli à voir mais bon, quand on a déjà vu mourir les personnes les plus importantes pour soi, on ne fait plus attention si une ou cent personnes de son clan viennent à mourir pendant que vous faites le deuil. Sérieusement, je soupirais en l’accusant presque du regard de me forcer à déterrer une vieille histoire du passé.


« Quoi t’es pas au courant ?! Sérieux mais t’as manqué le plus important. Les chefs ? ‘Sont tous mort ! Ou presque, il me semble qu’il y en a un d’handicapé qui s’est réfugié dans la montagne avec les anciens, mais bon après… C’était un bain de sang quoi. »



Je lui racontais ça sans aucun problème quelconque. Pour moi c’était une histoire comme une autre. Je me souvenais très bien que les Akisada avaient tenté un assassinat contre le Kazekage et que les membres de mon clan l’ayant découvert ont déclaré la guerre aux Akisada. C’était une lutte acharnée qui dura 3 bons mois avant qu’il n’y ait plus de « chefs » à mettre en ligne de front pour guider les troupes. Du coup l’affaire s’est tassée et les clans n’ont plus trop fait parlé d’eux, du moins plus en des cas aussi graves qu’à l’époque. Je m’étirais tel un félin après cette brève explication, sûre et certaine qu’il devait comprendre de quoi je voulais parler tant l’affaire avait fait jaser, c’était une période de terreur à Suna. Mais pour moi c’était de l’histoire ancienne, et je le lui montrais bien en baillant aussi fort que je pus face à lui. Le passé pour moi ne signifiait que deux choses : douleur et ennui. Alors à quoi bon revenir sur le passé quand on a l’avenir devant nous, hein ? D’accord il était peut-être pas très gai, mais au moins on en avait un d’avenir, c’était pas comme si la planète allait exploser non plus. Je poussais finalement un soupire lasse de le voir comme deux ronds de flan face à la révélation que je venais de lui faire.


« Mais on s’en fou du passé ! » marmonnais-je avant de franchir les quelques mètres qui nous séparer et de me placer à quelques centimètres de sa personne, mon index tapotant son torse. « J’avais bien remarqué que tu étais un Akisada, idiot ! Ce que je veux savoir c’est ton prénom ! Et ce que tu fais dans un endroit pareil par la même occasion. »



Sur ces bonnes paroles je croisais les bras contre ma poitrine et arborais une moue de gamine boudeuse, signe que j’attendais un peu plus de lui pour lui avoir sauvé la vie. Bien que je ne fusse pas totalement sûre d’avoir voulu lui sauver la vie d’ailleurs, c’était par principe. Je n’avais pas envie de me laisser rabaisser par un grand-père arrogant et encore moins de les laisser me tuer sans même protester. J’étais une ANBU de Suna moi nan mais oh ! Faut bien entretenir sa réputation quand on est quelqu’un d’aussi important que moi. Et foi de Ryû Hanasaki, je saurais tirer les vers du nez à ce hérisson d’Akisada !
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